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    Economie

    Céréales: Tout au plus 52 millions de quintaux

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5571 Le 07/08/2019 | Partager
    Le recul par rapport à la première prévision touche surtout le blé tendre
    Les autres filières affichent une évolution favorable
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    Le déficit des précipitations et leur mauvaise répartition dans le temps n’ont pas encouragé les agriculteurs à procéder aux semailles. A peine 3,6 millions d’hectares ont été semés en céréales au titre de l’actuelle campagne (Ph. L'Economiste)

    La production céréalière ne dépassera pas les 52 millions de quintaux. C’est le chiffre définitif établi par le ministère de l’Agriculture. Un chiffre en recul de 9 millions de quintaux par rapport à la prévision initiale qui tablait sur 61 millions.

    Et c’est la récolte du blé tendre, céréale la plus consommée au Maroc, qui accuse la plus forte baisse: 8,2 millions de quintaux à 26,8 millions.  Pour ce qui est du blé dur, la première prévision a été augmentée de 100.000 quintaux (13,4 millions)  alors que la production de l’orge a été réduite  de 900.000 quintaux à 11,6 millions. 

    Selon la tutelle, la révision à la baisse de la production céréalière se base sur «l’analyse de près de 5.000 échantillons prélevés dans les différentes régions du Royaume». Et de constater que «la production définitive des trois céréales principales est estimée à 52 millions de quintaux, soit un recul de 49% par rapport à la campagne précédente».

    Le ministère a également revu à la baisse la superficie semée en céréales au titre de la campagne 2018-2019. Celle-ci s’établit à  3,6 millions d’hectares au lieu de 4,7 millions annoncés initialement.

    La campagne agricole 2018-19 a enregistré une pluviométrie de l’ordre de 290 mm, en baisse de 11% par rapport à la moyenne de 30 ans (326,3 mm) et de 23% en comparaison avec la saison précédente (375,3). S’ajoute une mauvaise répartition temporelle.

    Près des ¾ des précipitations ont été précoces avec une grande intensité sur la période octobre-décembre. Pour enregistrer un trimestre particulièrement pauvre en pluies. L’absence de précipitations a également caractérisé plusieurs régions avec des vagues de froid parfois assez prolongées.

    D’où le ralentissement de croissance des céréales et la baisse plus ou moins accentuée des rendements selon les régions. D'après le ministère de l’Agriculture, environ 65% de la production des céréales provient de trois régions: Casablanca-Settat, Fès-Meknès et Rabat-Salé-Kénitra.

    Mais la tutelle se veut rassurante. A ses yeux, les autres filières ont enregistré une évolution favorable, voire performante». En particulier les agrumes, les olives et les cultures industrielles. Sans oublier les activités d’élevage. Et c’est grâce aux précipitations du mois d’avril dernier.

    Avec une superficie de près de 60.000 ha, les perspectives d’une bonne campagne sucrière se précisent. Des rendements de 70 tonnes/ha  seront atteints pour la betterave à sucre dans l’ensemble des bassins de production (99% semés mécaniquement en monogerme). Quant à la canne à sucre, dont l’usinage est terminé, les rendements sont de l’ordre de 68 tonnes/ha.

    Les perspectives de production pour les olives, agrumes et palmier dattier sont bonnes. En effet, la pluviométrie du printemps en zones de montagne, notamment dans le Saïss, le Moyen Atlas et le pré-Rif, ainsi que le taux de remplissage des barrages à usage agricole permettent d’entrevoir une issue favorable de la campagne agricole.

    Commercialisation: Les mesures en place

    Pour assurer un bon déroulement de la collecte de blé tendre local, le gouvernement a mis en place une série de mesures. A commencer par la fixation d’un prix référentiel cible de 280 DH/quintal rendu moulin, pour une qualité standard. S’ajoutent une subvention forfaitaire de 5 DH/ql, accordée aux opérateurs durant la période allant du 1er juin au 31 août 2019, et une prime de magasinage de 2 DH/ql par quinzaine. Cette prime sera servie jusqu’à fin décembre 2019.
    Le gouvernement a également fixé le droit d’importation du blé tendre à 135% (au lieu de 30%) à partir du 1er juin 2019, ce qui devrait assurer une protection convenable de la production locale.
    Autre action: la reconduction du système d’appels d’offres pour l’approvisionnement des minoteries industrielles en blé tendre destiné à la fabrication des farines subventionnées. Les premiers appels d’offres de l’année seront réservés exclusivement à la récolte nationale.

      A.G.

     

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