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Economie

Formation professionnelle: Nouveau mode opératoire

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5569 Le 05/08/2019 | Partager
Un modèle de gouvernance basé sur le partenariat public-privé
15 projets sélectionnés, avec un budget de plus de 813 millions de DH
Ils couvrent 6 régions et 7 filières d’activité
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Les projets sélectionnés dans le cadre du Fonds Charaka, mis en place dans le cadre du Compact II du MCA, ambitionnent d’améliorer la compatibilité des formations avec les besoins du marché, notamment via une plus grande implication du secteur privé dans la gouvernance du système (Ph. L'Economiste)

C’est l’un des programmes phares prévus par le Compact II du Millennium Challenge Account au Maroc. Le système de formation professionnelle, en pleine mutation, bénéficiera de l’appui de ce partenariat.

Les projets prévus sont en conformité avec la feuille de route tracée pour la refonte du système actuel, comme l’ont précisé le chef du gouvernement, Saâdeddine El Othmani, et le secrétaire d’Etat en charge de ce secteur, Mohamed El Gharras, lors d’une rencontre organisée vendredi dernier à Rabat.

Plusieurs mémorandums d’entente ont été signés lors de cet événement, portant notamment sur 15 projets sélectionnés suite à une procédure d’appel à projets. Il s’agit de la construction de 9 centres et de la mise à niveau de 6 autres, selon El Othmani. Implantés dans 6 régions, ils devront permettre la formation de 8.400 étudiants par an. Le coût global des projets de ce programme est de 813,4 millions de DH, financés par le Fonds «Charaka».

Pour El Gharras, cela est en phase avec les objectifs fixés pour la réforme du secteur, notamment en matière d’amélioration de l’employabilité des jeunes, de la modernisation des moyens pédagogiques et du renforcement de la compétitivité des entreprises.

Les projets sélectionnés devront s’inscrire dans la nouvelle logique de gouvernance, dans laquelle «le privé jouera un rôle important dans la définition et la gestion des besoins des entreprises, tout en garantissant une meilleure adéquation entre les compétences formées et les besoins du marché».

Les 15 projets sélectionnés couvrent plusieurs secteurs, dont l’agriculture, l’agro-industrie, le tourisme, l’industrie, l’artisanat, le BTP, le transport et logistique et la santé. L’implication du secteur privé dans ce programme est prévue à travers la représentation de la CGEM et de certaines fédérations sectorielles, notamment de la minoterie, du BTP, transport et logistique, de l’industrie hôtelière, du groupement des industries aéronautiques et spatiales…

Le Fonds «Charaka», mis en place dans le cadre du Compact II du MCA, est doté de près de 100 millions de dollars, dont une contribution du Maroc de près de 30 millions de dollars. Il vise le financement des projets de création, d’extension ou de réhabilitation des centres de formation professionnelle.

L’objectif est de favoriser la mise en place d’une offre de formation professionnelle tirée par la demande du secteur privé, parallèlement à l’adoption de modèles de gouvernance basés sur le partenariat public-privé. Comme l’a rappelé El Othmani, ce nouveau mode opératoire permettra d’être en phase avec les orientations royales portant sur la réforme du secteur de la formation professionnelle. L’objectif est de doter les diplômés des compétences requises pour accéder au marché de l’emploi, selon une démarche réaliste, répondant aux priorités de l’économie nationale et du marché du travail.

Dans les détails, la région de Casablanca-Settat accapare l’essentiel des projets (5). Ils portent notamment sur les instituts de formation en boulangerie et pâtisserie (Casablanca), des métiers du transport et de la logistique (Tit Mellil), des technologies appliquées (Had Soualem), des métiers de l’aéronautique et de logistique aéroportuaire (Nouaceur) et des métiers du bâtiment (Casablanca).

De son côté, Fès-Meknès bénéficiera de 4 projets, portant sur 2 instituts des arts traditionnels, à Meknès et à Fès, et sur d’autres établissements de formation dans les métiers de la santé et du BTP. A l’Oriental, le projet sélectionné porte sur l’institut de formation dans les métiers de la santé et de l’action sociale. Idem pour la région de Beni Mellal qui a bénéficié d’un projet portant sur le même domaine de formation. Celui qui sera lancé dans la région de Draâ Tafilalet concerne les métiers de technologie appliquée hôtelière et touristique (Ouarzazate).

Répartition sectorielle

  • 15 projets sélectionnés
  • 7 secteurs d’activité sont couverts par ces projets
  • 2 projets portent sur des instituts de formation en industrie à Had Soualem et Casablanca
  • 3 projets concernent les établissements de formation dans le domaine de la santé
  • 2 projets portent sur des instituts de formation dans le domaine touristique
  • 2 projets concernent des instituts dans le domaine de l’agriculture et de l’agro-industrie
  • 2 projets portent sur des instituts dans le secteur du transport et logistique
  • 2 projets portent sur des établissements de formation dans le secteur de l’artisanat
  • 2 projets portent sur des établissements de formation dans les métiers du BTP 

M.A.M.

 

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