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    Economie

    La machine industrielle au ralenti

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5569 Le 05/08/2019 | Partager
    Recul en volume des achats de produits énergétiques
    L’import des biens d’équipement concentré sur les composants d’assemblage
    Seul le BTP reprend la dynamique d’investissement
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    L’import des biens d’équipement porte principalement sur les composants  d’avions destinés au câblage et à l’assemblage. Il est en hausse de près de 10% sur le premier semestre

    La machine de production tourne au ralenti. Sur le premier semestre, la facture énergétique s’inscrit en légère baisse de 0,7% par rapport à la même période de 2018. Sa part dans le total des importations se situe à 15,3% contre 16% un an auparavant.

    Cette évolution résulte essentiellement du recul des volumes des   achats qui se sont repliés de quelque 200.000 tonnes à 3,3 millions de tonnes. Gas-oils, fuel, essence de pétrole ainsi que l’électricité reculent à l’import. Des produits largement utilisés dans les secteurs productifs, en particulier l’industrie, l’agriculture et l’agro-alimentaire.

    Au total, la facture énergétique s’est établie à 19,14 milliards de DH contre 19,65 milliards, un an auparavant, soit 509 millions de DH en moins sur un semestre. Ceci, bien que les prix aient augmenté de près de 4%. A fin juin dernier, la tonne de produits pétroliers se négociait 5.746 DH contre 5.530 DH à la même période de 2018.

    L’autre indicateur du repli de l’investissement dans les secteurs productifs, tient à l’import des biens d’équipement. Ces derniers enregistrent certes une forte hausse de près de 10% mais portent essentiellement sur les composants de l’aéronautique: câblages et assemblages. Les mêmes produits qui stimulent l’export de cette rubrique.

    D’ailleurs le tassement de l’investissement, notamment privé, a suscité tout récemment l’inquiétude du wali de la Banque centrale lors de la présentation devant le Roi du rapport annuel de l’institut d’émission.   La note d’optimisme provient par contre des acquisitions des demi-produits. Ils traduisent la reprise qui s’opère dans le secteur du BTP. L’essentiel des achats est en effet constitué des produits en acier, fils, barres et profilés.    

    A noter que la part des deux groupes (biens d’équipement et demi-produits) a augmenté de 1,8 point de pourcentage pour représenter 47,6% du total des importations sur le premier semestre. 

    Les échanges des biens enregistrent à fin juin 2019 un accroissement des importations  (+9,17 milliards de DH) plus important que celui des exportations  (+4,40 milliards de DH) ce qui se traduit par un creusement  du déficit commercial de 4,9%. Ainsi le taux de couverture s’établit à 59,1% au lieu de 59,5% un an auparavant.

    En ce qui concerne les exportations des biens, elles ont porté sur 148,10 milliards de DH contre 143,70 milliards à fin juin 2018. La hausse provient pour l’essentiel du groupe agriculture et agro-alimentaire dont la valeur progresse de 6,7% à 34,41 milliards de DH.

    Ce groupe occupe désormais le second rang après le secteur automobile qui marque un recul de près de 5%, notamment pour la composante construction. La dynamique de l’export du secteur automobile résulte essentiellement de la progression des ventes du câblage (16,95 milliards de DH au lieu de 15,85 milliards), soit une hausse de 6,9%.

    La part de ce secteur dans le total des exportations s’élève  à 27,3% contre 27,6% un an auparavant. Bien qu’en repli de 3,1 points par rapport au premier semestre 2018, l’écosystème de la construction automobile représente la part la plus importante: 45,3%.

    Pour ce qui est du secteur des phosphates et dérivés, la progression des ventes est surtout stimulée par l’acide phosphorique qui gagne 1,63 milliard de DH. En revanche, la roche et les engrais naturels et chimiques s’inscrivent en baisse. 

    La part de ce secteur dans le total des exportations se situe à 17,1% contre 17,4% à fin juin 2018. Il en est de même des ventes du secteur du textile et cuir, et des mines ainsi que de l’électronique.

    Les IDE toujours en berne

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    A fin juin 2019, le flux des IDE s’est établi à 8,28 milliards de DH contre 10,30 milliards un an auparavant, soit une baisse de 19,6%. Ce résultat s’explique par la contraction de 7,7% des recettes, conjuguée à la hausse de 10,8% des dépenses. Au titre des six premiers mois, les flux des IDE marocains à l’étranger ont flambé de 68,1%, soit 4,20 milliards de DH au lieu de 2,5 milliards durant la même période de l’année précédente.

                                                                                        

    Services: Hausse de l’excédent

    La balance des échanges de services fait ressortir un excédent en hausse de 13,2%  à 40,37 milliards de DH contre 35,65  milliards à fin juin 2018. Au total, les  exportations se sont établies à 85,18 milliards de DH sur le premier semestre contre 83,68 milliards,  une année auparavant. Les importations, quant à elles, ont reculé  de 6,7%.  En ce qui concerne les recettes voyages, elles atteignent 32,76 milliards de DH, en hausse de 4,2%. Parallèlement, les dépenses voyages enregistrent aussi une hausse de 6,1% (9,24 milliards de DH contre 8,71 milliards).

    A.G.

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