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    Economie

    Discours du Trône: Les chantiers de la rentrée

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5567 Le 01/08/2019 | Partager
    La majorité mobilisée pour préparer les propositions de remaniement
    La Commission sur la refonte du modèle de développement devra offrir une «vision globale et cohérente»
    Des rapports ont pointé l’incapacité du modèle actuel à répondre aux attentes sociales
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    La mise en place d’une Commission pour la révision du modèle de développement vise à attribuer ce chantier à une instance composée de personnalités «suffisamment outillées pour comprendre les dynamiques à l’œuvre au sein de la société et aller au-devant de ses attentes», a souligné le Roi, précisant que cette Commission doit «faire preuve d’audace, d’esprit d’initiative et d’un sens élevé des responsabilités, lors de la mise en œuvre des conclusions»  (Ph MAP)

    Le discours du Trône, qualifié par plusieurs observateurs de moment historique, a suscité une onde de choc au niveau de la classe politique. L’été s’annonce chaud pour les patrons des partis, particulièrement ceux de la majorité. Une réunion des formations de la coalition gouvernementale est prévue pour se pencher sur les orientations royales.

    L’un des principaux points à l’ordre du jour: le remaniement ministériel. Le chef du gouvernement est attendu sur ce dossier. Il devra remettre au Souverain, à la rentrée prochaine, des propositions pour enrichir son équipe, mais également d’autres instances. L’objectif est d’insuffler du sang neuf dans les postes de responsabilités et d’assurer une meilleure efficience de l’action publique.

    L’idée est également de remédier à certains dysfonctionnements liés notamment à l’architecture du gouvernement, notamment avec la multiplication des postes de secrétaires d’Etat. Certains de ces derniers ne disposent pas de réelles attributions, d’autres ont mené des bras de fer avec leurs ministres de tutelle.

    Désormais, l’objectif est de rompre avec la logique du partage des portefeuilles ministériels sur la base de considérations partisanes. Deux critères ont été fixés par le Roi pour le choix des nouveaux profils qui devront rejoindre les départements ministériels ou certains établissements et institutions publics: «La compétence et le mérite».

    Aujourd’hui, l’idée est de renforcer l’exécutif en compétences pointues, à même d’accompagner les nouveaux chantiers, essentiellement ceux annoncés dans le discours royal, notamment la refonte du modèle du développement et le lancement d’une nouvelle génération de plans sectoriels. Ceci est d’autant plus important que plusieurs rapports avaient mis l’accent sur certaines défaillances à combler.

    Le dernier en date, est celui de Bank Al-Maghrib, soumis au Roi par Abdellatif Jouahri, à la veille de la fête du Trône. Parmi ses principales conclusions, la nécessité d’un «véritable sursaut des forces vives du pays. Celles-ci sont appelées à dépasser les considérations étroites d’ordre personnel et partisan, pour se mobiliser au service des intérêts du pays».

    L’arrivée de nouvelles compétences au sein de l’équipe d’El Othmani est également dictée par le besoin de «poursuite des réformes, avec toutefois une plus grande exigence en termes d’efficacité et de rendement», comme cela est noté dans le rapport de BAM. Globalement, le rendement du gouvernement, dans sa version actuelle, semble en deçà des résultats escomptés.

    Aujourd’hui, «la performance de l’économie nationale reste insuffisante pour répondre aux attentes sociales croissantes», selon ce document. Le Roi est conscient de cette situation. Il a précisé dans le discours du Trône que «certains citoyens perçoivent sans doute mal les retombées des réalisations sur leurs conditions de vie, notamment en termes de satisfaction de leurs besoins quotidiens, particulièrement en ce qui concerne la fourniture de services sociaux de base, la réduction des inégalités sociales, le renforcement de la classe moyenne».

    D’où l’importance de politiques publiques favorisant la création d’un environnement propice au développement. Celles-ci devront constituer le fil conducteur du nouveau modèle de développement. Surtout que le modèle actuel, qui a montré ses limites, n’a pas permis de réduire les inégalités sociales et les disparités spatiales. Le Souverain avait appelé à plusieurs reprises à sa réévaluation et à sa réactualisation. Certains partis et autres instances ont élaboré quelques propositions.

    En face, le gouvernement semblait traîner les pieds, évitant de s’impliquer sérieusement dans ce chantier. Face à cette logique d’attentisme, le Souverain a pris les choses en main. C’est une Commission ad-hoc qui prendra en charge ce dossier. Composée d’experts reconnus, qui seront officiellement installés par le Roi à la rentrée, elle devra mettre en place un diagnostic global, avec des propositions de mesures concrètes et innovantes.

    Ce modèle a déjà montré son efficacité, à travers les expériences des commissions consultatives qui avaient été chargées de la réforme de la Constitution et de la régionalisation avancée. Le suivi personnel du Roi des travaux de ces commissions a permis des résultats concluants et positifs. L’idée est de centraliser les propositions des différents intervenants, avant de livrer un draft offrant une vision globale et cohérente de la réforme.

    Nouveaux plans sectoriels

    Le constat a été fait par plusieurs rapports d’instances nationales et internationales. Les stratégies sectorielles doivent faire l’objet d’une évaluation, afin d’identifier les dysfonctionnements et de consolider leurs performances. Aujourd’hui, le Roi a appelé à lancer une nouvelle génération de plans sectoriels. L’objectif est d’assurer la cohérence qui fait actuellement défaut, selon les conclusions de plusieurs rapports. L’idée est de garantir la complémentarité entre les différentes stratégies, dans le cadre d’une approche globale. Parallèlement, cette refonte devra s’accompagner d’une réforme institutionnelle. Celle-ci devra porter sur 3 aspects fixés par le Souverain, à savoir la simplification, l’efficacité et la moralisation.

    M.A.M.

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