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    Analyse

    Des Assises de la culture, enfin un vrai débat

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5556 Le 15/07/2019 | Partager
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    Cinq mois après son élection à la tête de la Fédération des industries culturelles et créatives au sein de la CGEM, Neila Tazi, en binôme avec Abdelkader Retnani, avance sa feuille de route. Première étape, la signature d’un partenariat avec le ministère de la Culture et de la Communication 

    La Fédération des industries culturelles et créatives de la CGEM (FICC) signe une convention de partenariat avec le département de Mohamed Laarej. Il y est question de partenariat public-privé, de formation professionnelle, de fiscalité et des premières Assises de la culture. Un événement qui réunira, pendant quelques jours, l’ensemble des acteurs publics et privés de ce secteur en vue de son intégration dans le projet de développement économique du Maroc. 

    - L’Economiste: La FICC a signé une convention de partenariat avec le ministère de la Culture, quels en sont les principaux axes?
    - Neila Tazi:
    La  convention porte sur le renforcement du partenariat public-privé avec pour objectif l’émergence du secteur des industries culturelles et créatives dont le potentiel n’est pas saisi à sa juste valeur, car trop éparpillé. Le ministère et la fédération se sont engagés à mettre en place un programme de travail qui sera évalué régulièrement, et 7 groupes de travail sont d’ailleurs déjà engagés sur des volets tels que le partenariat public-privé, la stratégie, la législation, la fiscalité, etc. Dans la convention, les parties s’engagent aussi à collaborer pour  identifier les besoins des professionnels en matière de formation avec pour objectif de mettre en place des programmes adéquats avec les organismes compétents.  Il est regrettable de faire trop souvent appel à des expertises étrangères alors que nous aurions pu en former il y a longtemps déjà, d’autant plus qu’il s’agit là de métiers très attractifs pour les jeunes. 
    Les engagements du ministère et de la FICC concernent aussi l’organisation conjointe de manifestations de type conférences, dont le premier rendez-vous sera les 1res Assises de l’industrie culturelle.
    Parmi les axes de la convention, figurent enfin le soutien à la dynamique régionale et la coopération pour le rayonnement culturel du Maroc au niveau national et international.

    - Comment ce partenariat peut-il se donner les moyens d’être opérationnel, sachant que le budget du ministère est très modeste?
    - Les moyens financiers sont indispensables, mais ce qu’il faut avant tout, c’est une vision commune, une mise en synergie pour susciter une nouvelle dynamique. La FICC est une fédération interne de la CGEM et la Confédération est avant tout une force de proposition. Notre effort consiste à amener des idées, de l’expertise, du temps de travail dans l’intérêt d’une vision, et là, je salue toutes les personnes de la FICC et de la CGEM qui donnent de leur temps et de leur expertise, car je rappelle que nous sommes tous des bénévoles. Je salue également le ministre et ses équipes qui sont fortement engagés et très à l’écoute des professionnels du secteur.
    Le ministère manque de moyens et il est incontestable que la culture en mérite bien plus, car le pays y gagnerait beaucoup. Plus de moyens sont donnés aux collectivités territoriales dans le cadre de la politique de proximité et c’est là aussi un des leviers à activer pour affiner l’approche et la méthode. La culture c’est tout un écosystème, c’est aussi une offre Maroc qui occupe une place importante dans la politique touristique du pays. Je dirai donc que c’est plus l’absence de synergies entre les administrations et de réglementation que le manque de moyens qui freine aujourd’hui le développement du secteur.

    - Quels autres moyens faut-il enclencher alors?
    - Il faut une vision transverse et de l’innovation comme par exemple l’adoption d’une loi sur le mécénat qui encouragerait  les dons du secteur privé. C’est ce qui se fait ailleurs et beaucoup d’investisseurs étrangers l’évoquent car c’est un des axes de leur politique RSE.
    Il faut une législation et une fiscalité adaptées et je rappelle que les Assises de la fiscalité, organisées en mai dernier, ont inscrit dans leurs recommandations l’institution de mesures de soutien pour le développement de l’industrie de la culture. Le ministère lui-même reverse des dizaines de millions de DH de TVA, alors que c’est un département en mal de financement.

    - D’autres ministères sont concernés par les industries créatives et culturelles, comme le Tourisme, l’Economie et les Finances ou encore l’Education nationale... La fédération envisage-t-elle des rapprochements avec ces département?
    - Les industries culturelles sont à l’intersection entre l’économie et  la culture. Le secteur a comme objet principal la création, la production, la reproduction, la promotion, la diffusion ou la commercialisation de biens, de services et activités qui ont un contenu culturel, artistique et/ou patrimonial. Pour arriver à créer cette économie de la culture, nous devons forcément mettre en place de solides synergies avec les départements de l’Education et de la Formation, du Tourisme, des Finances et de l’Intérieur, entre autres. 

    - Où en est le projet des Assises de la culture et quels en seraient les objectifs? 
    - Les Assises se préparent et elles seront le reflet d’une approche innovante qui ouvre forcément de nouvelles perspectives. Avec des efforts soutenus et de la volonté partagée, nous arriverons progressivement à faire la démonstration que la culture est un solide levier de développement. 
     

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