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    Economie

    L’hôpital, cet éternel malade

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5555 Le 12/07/2019 | Partager
    Un énième rapport pointe une réalité… que tout le monde connaît
    Reste à sortir de l’inaction
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    Le rapport de l’inspection générale du ministère de la Santé remet sur la table le problème de l’absence de certaines spécialités au niveau de quelques hôpitaux, en plus des dysfonctionnements constatés en matière de délivrance de certificats de maladie. Cette situation est amplifiée par des défaillances en matière de définition des besoins en médicaments et de gestion des stocks.

    Problèmes de gouvernance, manque de médicaments, dysfonctionnements du système de prise de rendez-vous… les maux du secteur de la santé au Maroc continuent de plomber les efforts de mise à niveau. Une situation préoccupante déjà soulignée, notamment par un rapport de la Cour des comptes. Aujourd’hui, le bilan d’activité de l’inspection générale du ministère de la Santé semble confirmer ces constats. 
    Les conclusions présentées lors d’une réunion, tenue mercredi dernier à Rabat, portent notamment sur l’état catastrophique de la gestion de certains hôpitaux publics. Au niveau de la gouvernance, le rapport présenté pointe des manques dans les procédures de  consultation, dans l’organisation ou encore les prestations. Les défaillances concernent également le contrôle de l’absentéisme. D’autant que le rapport de l’inspection générale insiste sur l’impact de cette situation, accentuée par le manque de ressources humaines. 
    A l’instar des constats de la Cour des comptes, ce document a mis l’accent sur certains manquements en matière de gestion financière. Il s’agit notamment de la faiblesse du recouvrement des recettes, en plus du défaut de tenue de l’inventaire des équipements médicaux, dont une partie souffre de manque d’entretien. 
    Dans les établissements privés, les principales conclusions portent sur «le non-respect des dispositions légales, notamment en matière d’affichage des tarifs et d’application du prix de référence des prestations. Le recrutement par ces cliniques du personnel médical du public est également pointé. Ce rapport remet également sur la table le problème de l’absence de certaines spécialités au niveau des hôpitaux, comme la réanimation des nouveau-nés, en plus des dysfonctionnements constatés en matière de délivrance de certificats de maladie. Cette situation est amplifiée par des «défaillances en matière de définition des besoins en médicaments et de gestion des stocks». Les conclusions de l’inspection générale ont également mis l’accent sur la «complication de la procédure de financement des médicaments, et l’absence d’un système d’information intégré relatif à l’approvisionnement en médicaments». Le département de la Santé a annoncé le démarrage d’une réforme du modèle d’approvisionnement, «en vue d’atteindre une meilleure efficience en matière d’acquisition et de distribution des médicaments».
    Au moment où le département de la Santé mise sur une nouvelle stratégie pour la mise à niveau du secteur, le rapport de l’inspection générale a insisté sur certaines mesures d’urgence pour atténuer l’impact des déficits constatés. En tête, l’accélération de l’adoption des décrets d’application de la loi 131-13 sur la pratique de la médecine. L’objectif est de définir les critères techniques relatifs aux cliniques privées. «Cela permettra à l’inspection générale de mieux assurer son rôle de contrôle», selon les rédacteurs de ce rapport. Les recommandations portent également sur la réorganisation de l’offre sanitaire au niveau régional, en plus de la mise en place de pôles d’excellence dans certaines spécialités dans les Centres hospitaliers régionaux. L’idée est d’atténuer la pression sur les CHU. Ce nouveau mode opératoire devra s’accompagner de la mise en place d’une cartographie des risques.

    Doléances

    Entre 2016 et 2018, le ministère de la Santé a reçu 4.770 réclamations via le centre d’écoute, et le portail chikaya.ma ou par courrier. Elles concernent essentiellement des doléances ou des demandes d’information et d’orientation. Près de 27% ont été considérées comme hors-compétence. Le reste concerne notamment les demandes d’information (28%), les problèmes de prise en charge (8%) ou de prise de rendez-vous (5%) ou encore de comportement inapproprié des professionnel de santé (8%) et d’absentéisme (9%). Les réclamations liées aux cas de corruption représentent 3%. Une grande partie des réclamations traitées est concentrée au niveau de certaines régions. Casablanca-Settat arrive en tête avec 720 doléances, suivie de Souss-Massa (455), de Fès-Meknès (452) et de Rabat-Salé Kenitra (412). 

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