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    International

    La crise des migrants perdure

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5554 Le 11/07/2019 | Partager
    L’ancien plus grand centre d’accueil fermé en Italie
    La traversée de la Méditerranée toujours aussi meurtrière

    DES ONG bousculées, des navires de sauvetage interdits d’accoster, et une mer qui recrache un à un les cadavres des candidats à la migration sur les côtes nord- africaines. Les eaux de la Méditerranée ne cessent de rappeler l’échec de la gestion des flux migratoires. Et pourtant, pour Bruxelles, la crise migratoire est «derrière nous» et Matteo Salvini, ministre italien de l’Intérieur, continue de durcir le ton. 
    C’est en effet dans le cadre d’une politique d’immigration voulue plus sévère que ce dernier a officialisé la fermeture de l’ancien plus grand centre d’accueil des migrants de l’Europe à Mineo.  «Promesse tenue…», s’est félicité Salvini. En réaction à cette décision, les associations de défense des droits des migrants ont exprimé leurs inquiétudes face au tournant que prennent les évènements, rapporte la presse étrangère.
    Dans un contexte de flux migratoires qui persistent, l’homme fort de l’extrême droite italienne s’attaque ainsi à la migration sur tous les fronts. Il a fait la Une des journaux à plusieurs reprises ces derniers jours pour ses mesures très strictes contre les navires de sauvetage en Méditerranée. 
    Face à une telle situation, la capitaine du Sea Watch 3, navire d’une ONG allemande, a forcé la semaine dernière l’accostage sur les côtes italiennes pour débarquer plusieurs migrants secourus et bloqués en mer pendant plusieurs jours. Ceci lui a valu d’être arrêtée pour «aide à immigration clandestine». Elle a finalement été libérée par la justice italienne.
    Malgré ce contexte hostile, les ONG continuent d’agir en Méditerranée. Le navire  «Alan Kurdi» de l’ONG Sea Eye a pu accoster mardi après-midi à Malte, ce qui a permis à 44 autres migrants secourus d’atteindre l’île, avant d’être transférés et répartis dans d’autres pays européens. 
    Cependant, il est nécessaire de rappeler que seul un migrant sur dix arrive en Italie sur des navires humanitaires, comme l’a rapporté le journal italien La Repubblica cité par l’AFP. Le reste des migrants, s’ils ne sont pas arrêtés et renvoyés sur les côtes libyennes, terminent leur voyage comme ils l’ont commencé, dans des embarcations de fortune. Une grande partie d’entre eux ne survit pas et finit par être rejetée sur les côtes nord-africaines. 
    Dans un reportage daté du 9 juillet, le journal français Le Monde donne la parole au gardien du cimetière des migrants de la ville tunisienne de Zarzis, près de la frontière libyenne. Celui-ci témoigne de cette situation dramatique: «J’ai enterré près de 400 cadavres et, là, des dizaines vont encore arriver dans les jours qui viennent. Ce n’est plus possible, c’est inhumain et nous ne pouvons pas gérer [ceci]…». 
    Face à de telles conditions, les plages au large de la Méditerranée ne cesseront de rappeler la réalité dramatique de la migration vers l’Europe. La crise n’est pas terminée…

    Le cas critique de la Libye

    DE nombreux corps se retrouvent aussi échoués au large de la Libye, principal point de départ des migrants. En plus de ces morts viennent s’ajouter les victimes de la guerre en Libye, pays de transit vers l’Europe. Mardi 2 juillet, un centre de détention de migrants de la ville de Tajoura s’était fait bombarder dans un contexte d’affrontements pour la prise de Tripoli. Ceci sans oublier le fait que de nombreux migrants sont victimes de «violences, extorsions, tortures et travail forcé…», selon des rapports de l’ONU et de plusieurs ONG.

    Ali BENRAMDANE 

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