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    International

    Le monde consommera plus de viande et de légumineuses

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5554 Le 11/07/2019 | Partager
    100 kg par an et par habitant en 2028, les Américains battront le record
    Sucre, huiles végétales... dans nos assiettes
    Des tendances disparates, selon l’OCDE et la FAO
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    La consommation de viande est très inégale selon les régions du monde. La hausse est soutenue dans la plupart des pays d’Amérique latine. Ramenée au nombre d’habitants, cette croissance devrait toutefois demeurer faible, notamment dans les régions où les revenus augmentent. C’est particulièrement vrai en Afrique qui reste de plus en plus dépendante des importations

    La consommation mondiale de légumineuses (lentilles, fèves, haricots secs, pois, soja…) et de viande devrait augmenter dans la prochaine décennie. C’est ce que prédit un rapport sur les «Perspectives agricoles 2019-2028» publié par l’OCDE et la FAO. La demande mondiale de produits agricoles pourrait atteindre les 15% d’ici 2028 et l’échelle de production connaîtra une croissance significative. De meilleurs rendements sont à prévoir grâce à l’innovation des techniques agricoles qui permettront d’accélérer la production. 
    Les tendances sont très disparates selon les pays. La consommation de légumineuses va augmenter de 1,9% par an et enregistrera le taux de croissance le plus élevé parmi les produits alimentaires de base. C’est principalement dans les pays de l’Asie du Sud qu’elles seront les plus utilisées. Du côté des céréales, la consommation mondiale devrait s’accroître de 1,2% par an.  En effet, le développement du secteur de l’élevage, va stimuler la demande de produits d’alimentation animale. «Les cultures fourragères comme le maïs et le soja devraient représenter une part plus importante des cultures pratiquées dans le monde», indiquent les experts. L’utilisation croissante des céréales devrait plus concerner l’alimentation animale que celle humaine. La viande et les produits laitiers atteindront 1,7% tandis que la demande en sucre et en huiles végétales pourrait avoisiner les 1,8%.
    Les perspectives démontrent qu’au cours des dix prochaines années, la demande de produits agricoles dépendra surtout des besoins d’une population mondiale croissante (déjà 7,7 milliards d’habitants sur la planète, cf. notre édition N° 5538 du 19/06/2019) et plus aisée. Dans les pays où le revenu par habitant devrait fortement augmenter d’ici à 2028, la consommation de viande devrait progresser. C’est le cas de la Chine qui va enregistrer une hausse de 5 kg par an et par habitant et de l’Asie du Sud-est avec 4 kg. Aux Etats-Unis, elle n’augmentera que de 2%. Mais avec plus de 2 kg supplémentaires chaque année par habitant, elle dépassera 100 kg par habitant en 2028, battant toujours le record du monde. Au total, la consommation augmentera de 4 millions de tonnes, soit 10% de la croissance totale enregistrée pour ce produit. 
    La population et la croissance démographique des régions en développement étant supérieures à celles des pays développés, la quantité de viande consommée devrait y croître environ quatre fois plus que dans ces pays. Ramenée au nombre d’habitants, cette croissance devrait toutefois demeurer faible, notamment dans les régions où les revenus augmentent en partant d’un niveau peu élevé. C’est particulièrement vrai en Afrique, où la croissance de la consommation dépasse le taux de toutes les autres régions au total, mais reste limitée lorsqu’elle est exprimée par habitant. La demande d’importations devrait elle aussi signer le plus fort taux de croissance sur le continent africain. 
    Au niveau mondial, la hausse des revenus devrait largement contribuer à la croissance de la consommation de sucre. En 2028, elle atteindra 24 kg par habitant, soit une progression de près de 2 kg en dix ans. Une hausse comparable portera la consommation d’huiles végétales à près de 20 kg par habitant d’ici la fin de la période de projection. Comme ces évolutions toucheront surtout les pays à revenu intermédiaire ou faible, les sucres et les graisses contribueront pour une plus large part à l’apport de calories dans ces régions.

    L’agriculture face à ses défis

    Les marchés agricoles sont confrontés à de multiples problèmes. Le réchauffement climatique affecte la production à travers les sécheresses, les inondations et autres phénomènes naturels. La hausse de la température atmosphérique entraîne également la prolifération d’insectes et de maladies végétales qui détruisent les récoltes. De plus, les tensions commerciales entre les pays perturbent le marché et les producteurs peinent à écouler leurs produits à l’extérieur. Bien que des techniques ont été élaborées pour réadapter la culture en fonction du dérèglement climatique, plusieurs pays et de producteurs pauvres peinent à les appliquer faute de moyens et subissent, impuissants, les aléas de la nature.

    Seynabou DIOUF

     

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