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    Culture

    Oum: Ici et maintenant

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5553 Le 10/07/2019 | Partager
    Un titre « Daba » en préambule d’un album éponyme
    Une direction artistique confiée à l’artiste palestinienne Kamelya Jubran
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    «Daba» scelle une métamorphose notable, à commencer par le look de l’icône nationale. L’autrice-compositrice a remisé ses légendaires turbans colorés, pour arborer une magnifique tignasse naturelle et  indomptée (Ph. Lamia Lahbabi)

    ELLE est l’héritière de cette longue tradition de poètes, conteurs et paroliers qui subliment la darija. Du zajal au melhoun, en passant par le ghiwane, Oum continue d’égrener ses belles paroles qui tissent des histoires non racontées. Dans «Daba» (maintenant), son single sorti en juin, en préambule de son 5e album éponyme attendu en août, Oum aborde avec beaucoup d’élégance et de grâce des questions fondamentales: la nature menacée, le sort réservé aux migrants, le statut des femmes, le tout dans une formidable exhortation de vivre pleinement dans le présent. Une prose militante et humaniste qu’elle chante avec cette voix sensuelle sincère et puissante qui la caractérise. Après le succès retentissant de Soul Of Morocco (2013) et Zarabi (2015), à travers le monde, ce troisième opus international se définit dans une phase temporelle  contrairement aux deux précédents que la diva situait dans un espace géographique. Celui du Sahara de ses origines, dont elle est une fidèle ambassadrice et d’où elle puise ses influences. Une somme d’influences, faites de notes traditionnelles arabes, amazighes, hassanies, subtilement additionnées à la soul, au jazz, dans un ensemble acoustique que vient pour la première fois stimuler des touches électro savamment dosées. «Daba» scelle une métamorphose notable, à commencer par le look de l’icône nationale. L’autrice-compositrice a remisé ses légendaires turbans colorés pour arborer une magnifique tignasse naturelle et  indomptée. Oum se positionne désormais comme une femme  universelle convaincue que «les barrières culturelles pèsent moins que ce qui peut nous rassembler». «À l’approche de mes quarante ans, ma perception du monde a changé. À travers ma musique, je veux désormais être la plus fidèle possible à ce que je pense, à ce que je ressens. Je ne veux plus me contenter de “bien chanter”, “bien écrire”, ni répondre à un cahier des charges: je veux “sonner juste”», déclare l’artiste à la presse française qui a encensé le nouveau titre. Le Monde, les Inrocks, Rfi ou radio Fip… se sont, en effet, largement fait écho de l’album de la diva qui enchaîne les dates un peu partout dans le monde. Pensé à Casablanca, conçu à Paris et enregistré à Jazzanova Studio à Berlin, l’album a bénéficié de la direction artistique de la poétesse, chanteuse et oudiste palestinienne Kamilya Jubran. Une touche parfaitement reconnaissable dans deux titres en particulier «Rhyam» et «Sadak». Résultat: un album qui incite au voyage que Oum sait nous proposer. Une musique poétique et dansante servie par le oudiste Yacir Rami, le bassiste Damian Nueva, le trompettiste Camille Passeri, le percussionniste Amar Chaoui et le saxophoniste Carlos Mejias.


    Un parcours sans faute

    Née à Casablanca, ayant grandi à Marrakech, Oum El Ghaït Ben Essahraoui  porte fièrement ses origines sahraouies. L’artiste, qui se destinait d’abord à une carrière d’architecte, a entamé des études dans ce sens avant de bifurquer vers la musique. Autrice, compositrice, interprète, Oum a foulé les planches dès son plus jeune âge quand elle rejoint une chorale de gospel où elle interprète ses premiers titres en solo avec une voix qui séduit les auditeurs. À 17 ans, Oum a pu faire ses premiers pas à la télévision, avec son premier titre intitulé «Tel est ton cœur», un morceau qu’elle a coécrit avec Armando Paoné spécialement pour soutenir une opération caritative «Les malades du cœur». Elle commence à se produire en public en reprenant le répertoire d’Aretha Franklin, d’Ella Fitzgerald ou de Whitney Houston. Sortis au Maroc uniquement, les albums Lik’Oum (2009) et Sweerty (2012) la hissent au rang de star dans son pays. En 2013, elle s’entoure de pointures de la musique pour publier son premier album international, Soul of Morocco. Le public européen découvre une artiste généreuse qui réalise une fusion inédite d’une grande authenticité. Les concerts s’enchaînent à travers l’Europe. Deux ans plus tard, Zarabi, enregistré aux portes du Sahara, signe définitivement l’orientation esthétique privilégiée par Oum  et amorce son discours sur la nécessité de préserver la nature et les micro-sociétés traditionnelles. L’opus la mènera en tournée mondiale de Saint Petersbourg à Rome, en passant par Tunis, Ségou ou encore Séoul.

     

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