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    Analyse

    Saïdia: 1,6 milliard de DH pour relancer la station

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5553 Le 10/07/2019 | Partager
    La reprise en main de la SDS assure enfin un démarrage prometteur
    Capacité litière critique, festivals, animation, infrastructure... tout pour allonger la saisonnalité
    L’aérien, talon d’Achille de la destination

    Inaugurée le 19 juin 2009, la première station du plan Azur, Mediterrania Saïdia, a mis dix ans pour tirer une leçon de ses erreurs et atteindre enfin une taille litière critique pouvant lui assurer un véritable décollage économique. La refonte de la station touristique a démarré en 2012 avec l’arrivée de la Société de développement de Saïdia (SDS) et qui a mis en place des concepts innovants qui répondent aux exigences d’un tourisme mondial de plus en plus fragile. 
    Sortir du cercle vicieux de la saisonnalité, assurer une animation culturelle tout au long de l’année, en faire une destination golfique, développer le tourisme vert, ou encore faire de l’environnement naturel un attrait touristique de plus: «Les ingrédients qui devaient être mis en place le sont aujourd’hui. Tous les efforts financiers pour relancer Saïdia sont en marche. C’est une base indispensable pour faire décoller cette station touristique», explique Nabil Doubi Kadmiri DG de la société de la SDS, filiale de Madaef, branche touristique du groupe CDG. Celle-ci détient 66% du capital, le reste étant entre les mains du Fonds marocain de développement touristique Ithmar.

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    Saisonnalité prolongée

    Pour réussir cet engagement, la SDS bataille sur plusieurs fronts pour garantir à la station balnéaire de Saïdia une nouvelle notoriété. Au lieu de deux hôtels opérationnels en 2015, cinq le sont aujourd’hui, un sixième dans quelques mois. Le plus grand hôtel du Maroc, géré par Oasis Atlantico, vient d’ailleurs d’ouvrir ses portes la semaine dernière avec une capacité litière dépassant les 1.200 lits (voir notre édition n°5544 du 27/06/2019). De même, la saisonnalité est prolongée. Au lieu des cinq mois d’ouverture en 2014, la station sera désormais opérationnelle toute l’année. Des avancements notables réalisés grâce aux efforts d’aménagement et de mise à niveau qui ont converti la station en une destination prisée. Sur le plan financier 1,6 milliard de DH ont été injectés pour doter Saïdia de toutes les infrastructures nécessaires à son décollage économique. Aussi, pour conjurer le «mauvais sort», d’aucuns suggèrent de changer l’appellation même du promoteur-aménageur, manager et

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    Source: SDS
    Infrastruture, propreté, les autorités veillent au grain pour offrir le meilleur visage de la station. Quant aux hôteliers, ils rivalisent d’imagination pour proposer des animations variées aux touristes. L’espoir de tous est de faire vivre cette station tout au long de l’année (Ph. AK)

    propriétaire. «Il serait judicieux d’effectuer ce changement, car le nom de Saïdia-Mediterrania est associé à l’échec du lancement de la station», proposent plusieurs professionnels du secteur. 

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    Aujourd’hui, la stratégie du développeur touristique se concentre sur la commercialisation de la destination auprès des principaux prescripteurs, tout en améliorant la fréquentation, la capacité hôtelière et les animations indispensables. Deux golfs de 18 trous chacun offrent leurs services aux différents compétiteurs et amateurs du green. Un aquaparc aux normes internationales est opérationnel depuis juillet 2018. Et une marina de 850 anneaux tente de retrouver sa place dans les radars nationaux. De plus, une académie de football et un stade pour les entraînements sont actuellement en cours de réalisation. 
    L’animation hôtelière n’est pas en reste, sachant que les établissements privilégient la formule all inclusive. «Tous les hôtels de la station ont engagé des animateurs professionnels du Brésil, Cap vert, Italie, Maroc et autres pays pour rendre les séjours de nos clients plus agréables», souligne Sébastien Boué, DG du complexe hôtelier Melia Saidia Resort. 
    Reste à travailler la cohérence de ces produits pour en faire une destination balnéaire orientée vers les loisirs, le sport et les découvertes. L’arrière-pays s’y apprête résolument. «C’est de la responsabilité de l’ensemble des intervenants: le ministère du tourisme, l’Office national marocain du Tourisme, le Conseil régional du tourisme, autorités locales, centrales et les conseils élus de toute la région de l’Oriental», explique Youssef Zaki, président du CRT Oriental.

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    Augmenter la connexion aérienne

    De même, un effort supplémentaire est à consentir pour l’aérien, maillon faible de la destination. Pour l’instant les deux aéroports de la région (Oujda-Angad et Arouit-Nador) couvrent seulement une dizaine de villes européennes en vols réguliers. «Cela reste insuffisant pour améliorer l’attractivité, augmenter la connectivité aérienne et allonger la saisonnalité», regrettent des voyagistes. 
    Pour l’heure, certains marchés émetteurs sont reliés par des vols charter. C’est le cas des Portugais considérés comme les premiers clients de la station avec plusieurs rotations hebdomadaires. D’où la nécessité de s’ouvrir sur d’autres pays dont ceux du Nord, la Scandinavie, l’Allemagne, l’Angleterre et les touristes du Benelux qui boudent la station à cause des désagréments lors du démarrage. «C’est aux professionnels de corriger l’image négative des premières années de la station et d’être plus percutants tout en proposant des packages compétitifs et de bonne qualité», explique-t-on auprès du CRT. 
    Idem pour l’animation, considérée comme talon d’Achille, mais qui s’est améliorée depuis 2018 grâce à l’implication de tous. L’offre all inclusive oblige les hôteliers à divertir leurs clientèles. «L’animation de la station et de la ville de Saïdia dépend d’autres facteurs comme l’amélioration de l’attractivité de la marina, la médina, l’arrière-pays, les souks locaux, les activités accompagnatrices et la création d’un événement ou festival annuel de grande envergure», précise Ibrahim Lamnouar, directeur commercial du Be Live hôtels Collection.
    Le taux de remplissage en 2018 a gravité autour de 40% avec des pics de 85% en juillet et août. D’où la nécessité d’ouvrir toute l’année pour allonger la saisonnalité et dépasser les 50% de moyenne annuelle. C’est le nouvel engagement des propriétaires de l’Oasis Atlantico qui ont programmé l’ouverture de leur hôtel pour toute l’année. Une première au niveau de la station. Un défi qui n’était pas concevable avant que la station n’assure une offre de 5.000 lits cette année et programme 6.000 lits pour l’année prochaine.

     

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