×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Analyse

    Efficacité énergétique: Les réseaux de froid urbains, l’alternative

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5548 Le 03/07/2019 | Partager
    Des systèmes souterrains capables de climatiser un grand nombre de bâtiments simultanément
    Un projet à l’étude pour Marrakech

     

    energie.jpg

    Source: Engie
    Pour lutter contre la chaleur en ville tout en évitant les climatiseurs individuels coûteux et gourmands en énergie, les réseaux de froid urbains s’imposent comme un élément essentiel de la ville durable. Il s’agit de systèmes souterrains capables de climatiser un grand nombre de bâtiments simultanément

    «La climatisation coûte très cher, d’autres solutions sont possibles», annonce Saïd Mouline, à la tête de l’AMEE, l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique. Actuellement, le Maroc planche sur la préfaisabilité d’installer des systèmes centralisés de climatisation au niveau de la zone de l’Hivernage à Marrakech. L’objectif étant de viser la réduction de la consommation énergétique des hôtels installés dans ce quartier. En mai dernier, l’AMEE a participé à une rencontre de travail et des visites d’installations centralisées de réseaux de froid urbains à Paris. Le réseau de froid parisien, opéré par Climespace, filiale d’Engie, s’étend sur 70 kilomètres. Il est l’un des réseaux les plus importants au monde et le premier en Europe. Cette visite s’inscrit dans le cadre des actions que mène l’AMEE pour réaliser un projet pilote baptisé: «District Energy Project Activities in Morocco», développé dans le cadre du projet «Global Energy Project in Cities Initiative» avec le programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). «Marrakech et Agadir représentent le plus gros potentiel d’économie d’énergie dans l’hôtellerie», précise Mohamed El Houari, directeur efficacité énergétique au sein de l’AMEE.

    Pour lutter contre la chaleur en ville tout en évitant les climatiseurs individuels coûteux et gourmands en énergie, les réseaux urbains de froid s’imposent comme un élément essentiel de la ville durable. Il s’agit de systèmes souterrains capables de climatiser un grand nombre de bâtiments simultanément. «Dans le monde, 25 villes dans 14 pays se sont déjà lancées», ajoute Mohamed El Houari. Car le refroidissement urbain peut s’avérer deux fois plus efficace que les groupes décentralisés, comme les climatiseurs traditionnels, et peut réduire l’utilisation d’électricité pendant les périodes de pointe grâce à une consommation réduite et au stockage thermique. Le dispositif permet à la fois de réduire de 35% la consommation d’électricité, de 50% les émissions de CO2 et de 65% la consommation d’eau, pour une efficacité énergétique supérieure à 50%. 

    Dans chaque bâtiment utilisateur, un échangeur de chaleur permet un découplage entre le réseau de distribution enterré et le réseau de l’hôtel. «L’hôtelier reste en totale maîtrise de sa température de confort. A la façon du réseau électrique, la facturation du froid se fera avec un fixe correspondant à la capacité maximale utile et un variable correspondant à la consommation de froid réellement utilisée», précise Hilaire Babin, vice-président chez Engie Africa. Cette rencontre de travail a eu pour objectif d’étudier et d’identifier les prochaines étapes de la réalisation de ce projet pilote dans la ville de Marrakech. La visite des installations de froid urbain développées et gérées par la société Climespace aura permis de s’enquérir des différentes opportunités et caractéristiques techniques du réseau, de la production au stockage, contrôle, et livraison du froid aux différents bénéficiaires. «Il s’agit de formules à réajuster, mais qui pourraient intéresser le Maroc», soutient Bouchra El Hayani, senior business developer chez Engie pour l’Afrique du Nord. Un projet à suivre.


    Quelques villes déjà «refroidies»

    • À Paris, le réseau de froid est l’un des plus vastes au monde. Il est rafraîchi par la Seine et contribue à réduire la température estivale de la ville. À la clé, une efficacité énergétique améliorée de 50% et des émissions de CO2 réduites d’autant.
    • En Malaisie, Engie participe au refroidissement de 40 bâtiments dans la ville de Cyberjaya, où se concentrent les entreprises des nouvelles technologies, grâce à une centrale de froid urbain, avec, à la clé, une baisse de 15% des dépenses en énergie.
    • Aux Philippines, c’est une usine centralisée de refroidissement d’eau qui approvisionne une dizaine de bâtiments du Northgate Cyberzone, un parc dédié aux technologies de l’information situé dans le Grand Manille. Ce réseau de refroidissement permet un gain de 35% en efficacité énergétique, une réduction de plus de 11.000 tonnes de CO2 par an et une baisse de 13% des consommations en énergie.
    • Aux États-Unis, Engie et son partenaire Axium ont remporté une concession de 50 ans pour assurer la gestion durable de l’énergie de l’université de l’Ohio, l’un des plus grands campus universitaires du pays avec 485 bâtiments. Le contrat intègre l’exploitation et l’optimisation de l’ensemble des infrastructures de production et de distribution d’énergie (1 réseau vapeur, 3 réseaux de froid et les réseaux de distribution de gaz et d’électricité).
    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc