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    Zones oasiennes: Un projet pour réduire le gaspillage alimentaire-De notre correspondante permanente, Sabrina BELHOUARI

    Par Sabrina BELHOUARI | Edition N°:5547 Le 02/07/2019 | Partager
    Il concerne les filières dattes, pommes et figues à Tata, Tinghir, Figuig et Imilchil-Amellago
    Il est financé à hauteur de 500.000 euros par la principauté de Monaco

    Comment arriver à optimiser la production et la gestion de trois filières importantes dans les zones oasiennes du sud du Maroc, tout en améliorant les revenus des populations qui en vivent? C’est la question à laquelle répond le projet «Appui à la réduction des pertes et gaspillage alimentaires pour les filières des dattes, pommes et figues dans les systèmes oasiens du Maroc», dont l’accord de financement d’une valeur de 500.000 euros vient d’être signé entre la principauté de Monaco et le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts. Cet accord, signé à Rome en marge de la 41e session de la Conférence de la FAO, vise à répondre aux difficultés rencontrées par les populations des zones oasiennes du Maroc dans la gestion et la non-maîtrise de la chaîne de valeur dans les trois filières dattes, pommes et figues. Le projet sera étalé sur une période de 36 mois et aura pour objectif principal le renforcement de la sécurité alimentaire et l’amélioration des bénéfices des acteurs des filières bénéficiaires au niveau de Tata, Tinghir, Figuig et Imilchil-Amellago. «Tout le monde s’accorde à dire qu’au moins un tiers de la nourriture produite annuellement à l’échelle mondiale est soit perdu, soit gaspillé. C’est donc de ce constat alarmant qu’a germé ce projet d’autant qu’il est apparu que cette problématique représentait un véritable défi pour la sécurité alimentaire au Maroc», explique la FAO. 
    En effet, la situation actuelle au Maroc montre des pertes économiques pour les producteurs de denrées alimentaires et les acteurs de la chaîne de valeur, ainsi qu’une perte de toutes les ressources utilisées pour produire et gérer la nourriture qui, au final, n’est pas consommée.
    Le projet prévoit ainsi d’améliorer la gestion de la connaissance et l’innovation sur les pertes alimentaires dans les domaines techniques, économiques, sociaux et environnementaux en développant des guides et matériaux de formation. Il projette également de renforcer les capacités techniques et de gestion des différents acteurs des filières cibles afin de réduire les pertes et le gaspillage alimentaires. Et ce faisant, le projet va contribuer à l’augmentation du revenu des acteurs des filières et à la résilience socio-économique des communautés en investissant dans des systèmes alimentaires efficients, minimisant les pertes sur toute la chaîne de valeur, adaptés aux environnements spécifiques de chaque oasis. Au final, cette initiative pourra capitaliser et essaimer les bonnes pratiques de production, de récolte, de gestion post-récolte, de conditionnement, de transformation et de commercialisation dans les trois filières agricoles, dattes, pommes et figues.

    L’engagement du Maroc dans les ODD

    Le projet s’inscrit dans le sillage des objectifs stratégiques de la FAO du cadre de programmation par pays (2017-2020) conclus entre le gouvernement du Maroc et l’Agence spécialisée des Nations Unies pour mettre en œuvre les engagements pris pour les 17 Objectifs de développement durable (ODD), en particulier concernant la sécurité alimentaire et le mode de production durable. Pour rappel, la FAO et le ministère ont élaboré conjointement une stratégie visant à réduire les pertes alimentaires et le gaspillage pour six filières de production végétale (céréales, pommes, dattes, agrumes, figue beldi et figue de barbarie). Dans la même veine, ce nouveau partenariat avec la principauté de Monaco vise à améliorer la sécurité alimentaire au niveau de l’agriculture familiale et la gestion durable des ressources naturelles au Maroc.

     

     

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