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    Culture

    Musiques sacrées du monde: Bilan «très positif» pour la 25e édition

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5542 Le 25/06/2019 | Partager
    Plus de 28.500 festivaliers à Bab Makina et Jnane Sbill
    Dix fois plus pour le festival dans la ville, à Bab Boujloud
    Des prestations exceptionnelles pour la clôture
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    Samedi dernier, le gospel Kingdom Choir, connu du monde entier depuis sa participation au mariage du Prince Harry et de Meghan Markle, a littéralement électrisé l’historique scène de Bab Makina et provoqué une standing ovation méritée (Ph. YSA) 

    «UNE clôture mémorable et un bilan positif». C’est dans ces termes qu’Abderrafie Zouitene, président de la Fondation Esprit de Fès, a qualifié la 25e édition du Festival de Fès des musiques sacrées du monde (FFMSM) qui a pris fin, samedi dernier, dans la mythique place de Bab Makina. 
    Pour rappel, la programmation retenue pour la clôture réunissait le groupe de gospel Kingdom Choir et le duo Tomatito-Mercé. Ces artistes ont livré des prestations musicales exceptionnelles et sous les applaudissements nourris de l’auditoire. Une manifestation de l’adhésion générale du public à l’image de l’ensemble du festival qui a su réunir les sensibilités et attirer les foules à Fès. En ce sens, la dernière soirée a constitué l’apothéose d’une semaine riche en festivités. Le groupe de gospel Kingdom Choir, connu du monde entier depuis sa participation au mariage du Prince Harry et de Meghan Markle, a littéralement électrisé l’historique scène de Bab Makina et provoqué une standing ovation méritée. Une belle entrée en matière pleine de «soul» avant le concert principal donné par les deux légendes vivantes du flamenco, José Mercé et Tomatito. Les deux figures iconiques d’un patrimoine andalou authentique ont su conquérir à leur tour l’audience par un «cante jondo» à la fois tragique, sensuel et festif. Ce dernier spectacle, conciliant deux registres musicaux complètement distincts, a parfaitement incarné l’esprit du festival de Fès. Une ode à l’interculturalité, à la célébration des différences et au rapprochement des lointains. 
    Après 8 jours de festivités variées, le président du festival dresse également un bilan positif du festival ayant atteint ses objectifs autant quantitatifs que qualitatifs. En effet, pas moins de 28.500 festivaliers de dizaines de nationalités différentes se sont déplacés sur les différentes scènes de Fès. Le festival Boujloud et sa grande scène gratuite a quant à lui enregistré un immense succès populaire avec des dizaines d’artistes programmés et plus de 230.000 festivaliers. Une réussite incontestable due en grande partie aux 750 artistes et musiciens ayant contribué aux différentes scènes mises en place. «Cette 25e édition a rempli toutes ses promesses», témoigne Zouitene. «Le FFMSM rayonne et attire des mélomanes de toutes les régions du monde.

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    Pour Abderrafie Zouitene, président de la Fondation Esprit de Fès, «le festival des musiques sacrées constitue une manifestation fédératrice  de la synergie des différents acteurs privés et public, réunis autour du projet fassi» (Ph. YSA)

    C’est autant le résultat des efforts au niveau de la programmation renouvelée que d’une promotion intense en amont du festival, tant au plan national qu’international», ajoute-t-il. 
    Initiée sous la thématique de «Fès, à la confluence des cultures», l’édition 2019 a exploré des horizons variés en provenance de tous les continents. Dans l’univers des musiques sacrées du monde, une large palette de genres a été représentée, la cornemuse celte succédant à l’afrobeat, la harpe à la Nora, la flûte de Pan sublimant les percussions de Djembé, le gospel côtoyant le melhoun, et bien d’autres mariages métissés caractéristiques de l’universalité du festival… Cette programmation a su combler les attentes du public en proposant un vaste éventail d’artistes émergents et de têtes d’affiche, avec des groupes à l’expertise confirmée tels que le World Youth Orchestra, la Bahariyya, la diva Michelle David, Carlos Nunez, Obini Bata… Les stars internationales, notamment Sami Yussuf, Marcel Khalifé et l’incontournable Youssou Ndour, ont également joué leur rôle de pôles d’attractivité du festival et attiré un large public vers la capitale spirituelle du Maroc. Dans un domaine où art et sacré se rencontrent, chaque artiste a su faire découvrir les nuances complexes de son répertoire tout en sachant mettre en exergue dans un esprit d’ouverture son possible aspect spirituel… et au grand bonheur d’un public passionné.

    Rayonnement international

    En plus du succès artistique, le festival de Fès a su également s’ériger au fil des ans en haut-lieu d’échanges et de débats à travers le Forum éponyme qui a consacré pour cette édition la thématique cruciale de la «confluence des cultures». Sur deux jours, le Forum a réuni plusieurs personnalités des mondes artistique, culturel, académique et politique autour de sujets d’actualité ayant trait à la mixité culturelle et à la nécessité d’une pensée interculturelle et transverse des problématiques auxquelles sont confrontés les peuples et les civilisations. La 25e édition a réussi son pari, celui de devenir une référence incontournable de la scène culturelle marocaine, de provoquer des débats essentiels pour le développement de la diffusion d’une culture tolérante et de favoriser une réelle expérience immersive dans l’univers propre et singulier de la musique spirituelle.

     

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