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    Entre école publique et privée, le choix n’est pas tranché

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5537 Le 18/06/2019 | Partager
    Les ménages partagés sur leur préférence pour les deux secteurs
    La majorité opte pour l’enseignement des 3 langues: arabe, français et anglais
    Le prochain Programme national d’évaluation des acquis des élèves (PNEA) pour 2020
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    Pour Rahma Bourqia, directrice de l’Instance nationale d’évaluation (INE) auprès du Conseil supérieur de l’éducation, l’amélioration des conditions socioéconomiques des familles se traduit de manière positive sur leur implication dans l’enseignement de leurs enfants (Ph. Bziouat)

    - L’Economiste: L’enquête réalisée par votre instance s’est attaquée à plusieurs aspects. Qu’est-ce qui vous a le plus marquée?

    - Rahma Bourqia: Les résultats de cette étude ont pu confirmer que l’éducation est une question de développement, car les facteurs socioéconomiques impactent et créent une différenciation dans le rapport des familles à l’éducation scolaire. Plus les familles sont instruites et aisées, plus leur engagement est fort. Ce qui devrait en principe se traduire positivement sur l’éducation des enfants.
    Il est utile de rappeler qu’il s’agit d’une enquête nationale, la première du genre au Maroc. Elle vise à cerner les perceptions, les attentes et les aspirations des ménages marocains, et à mesurer leur degré de satisfaction par rapport à l’éducation scolaire. Ceci a permis de clarifier davantage leur position par rapport à un certain nombre de sujets concernant leur relation avec l’école.

    - Comment expliquer le refus des familles de contribuer aux frais de scolarité?
    - Il faut préciser qu’il s’agit d’une contribution aux frais de scolarité à partir du lycée. Pour plus de 70% des interrogés, il faut maintenir la gratuité de l’école publique. Mais 18% affichent leur disposition à y participer, en guise de  solidarité, avec un objectif d’améliorer la qualité du système éducatif. Sur ce volet, en dépit des critiques avancées, l’école publique garde une image positive auprès de 40,1% des familles sondées. La question de préférence entre privé et public n’est pas donc nettement tranchée, avec 49,6% en faveur du privé. Dans le monde rural, 50,5% des ménages optent pour l’école publique, contre seulement 37,7% pour le privé.

    - Qu’en est-il des langues d’enseignement?
    - Les résultats ont montré que les familles marocaines approuvent ce qui existe réellement dans nos écoles. La majorité a opté pour l’enseignement d’une manière simultanée des trois langues: arabe, français et anglais.

    - Le premier mandat du conseil prendra fin en juillet prochain. Un aperçu du bilan de votre instance?
    - Au début de ce mandat, la mission la plus importante de l’INE était d’abord d’asseoir la structure en elle-même, mais également de produire des publications. Le premier travail réalisé était autour de l’évaluation de la décennie de la Charte de l’éducation et de la formation. En plus des rapports d’évaluation globale, un travail a aussi été mené pour l’élaboration d’analyses sectorielles, comme celle relative à l’enseignement supérieur. Un rapport a déjà été réalisé sur l’enseignement à accès ouvert et un deuxième est prévu lors de la prochaine session du conseil autour de l’accès régulé. A cela s’ajoutent des rapports thématiques, comme celui relatif à l’éducation des enfants en situation de handicap au Maroc, qui a été publié en mai 2019. Cependant, la démarche la plus importante que nous avons instaurée est celle d’un dispositif régulier de travail d’évaluation qui nous permet de suivre la vision 2030.

    - Une idée sur ce dispositif?
    - Nous avons mis en place un dispositif de 157 indicateurs pour pouvoir suivre la vision et mesurer l’évolution de la réforme. Il existe un deuxième dispositif lourd, d’une grande utilité en matière d’évaluation, sur lequel nous avons travaillé cette année, et dont le rapport sera produit fin 2019, ou courant 2020. Il s’agit du Programme national d’évaluation des acquis des élèves (PNEA), dont la réalisation a été basée notamment sur un travail de terrain achevé en mai dernier. Cela à travers notamment des tests pour les élèves, que des questionnaires destinés aux enseignants et aux directeurs. C’est un programme qui sera réalisé d’une manière périodique, tous les 4 ans, pour permettre de suivre les acquis des élèves. Nous sommes parmi les rares pays disposant d’un programme national de ce type. Tout ce travail nous a permis donc de mettre en place les fondements pour le travail d’évaluation de notre d’enseignement, avec une ambition d’intégrer la culture d’évaluation dans notre paysage éducatif.

    Une expertise multiple

    Pour tous ses rapports, l’INE mobilise d’abord ses ressources internes. L’Instance a formé une équipe de jeunes experts, avec le soutien de formateurs internationaux. Elle comprend près de 25 membres avec des formations diverses. «Ceci est important, car le travail d’évaluation nécessite une multidisciplinarité: sociologues, économistes, statisticiens….», souligne Rahma Bourqia. «Au besoin, nous faisons appel à des experts externes pour nous appuyer», confie-t-elle.

    Propos recueillis par Noureddine El Aïssi

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