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    African Cristal MAD: Exit le business «tout court», place au business social!

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5536 Le 17/06/2019 | Partager
    Les industries des médias et de la pub réunies à Marrakech
    Egalité, équité, environnement… le secteur doit véhiculer les bons messages
    Le cru 2019 du meilleur de la création publicitaire
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    L’African Cristal s’est installé dans le désert d’Agafay. Parmi les invités (de gauche à droite), Omar Cissé à la tête de la plateforme InTouch, la journaliste Audrey Pulvar et Vulfran De Richouffz, co-fondateur de la marque Panafrica (Ph. Cristal MAD)

    En plein désert d’Agafay. Le choix est cohérent. Comme isolé du monde, celui des médias et de la pub s’est réuni ce week-end, dans la région de Marrakech, pour réseauter en dehors de toute formalité.

    «Avoir choisi le désert n’est pas un hasard. Il permet d’avoir une conversation en toute sérénité, ce qui nous change de l’effervescence de notre quotidien», confie Franck Papazian, le président de Mediaschool aux commandes du Sommet Cristal MAD (Media and Advertising) nouvelle mouture, qui récompense le meilleur de la création publicitaire. Pour son pendant africain, plus de 250 personnes ont échangé autour des «positive brands», des marques et des campagnes qui véhiculent les bons messages.

    L’African Cristal a mis en lumière des décideurs d’un nouveau genre comme le Sénégalais Omar Cissé et sa plateforme InTouch qui rend interopérable, sur un terminal unique, un grand nombre de moyens de paiement. Lancée en 2015, elle affiche déjà plus de 10.000 marchands utilisateurs, 300 employés et travaille avec le CAC 40.

    «Nous sommes venus apporter une solution à un problème», explique l’entrepreneur. Une autre marque «engagée de naissance», Panafrica, fabrique des baskets dans le respect de ceux qui les produisent. «On ne peut plus aujourd’hui acheter des vêtements sans en connaître l’impact», précise le co-fondateur, Vulfran De Richouffz.

    Pour chaque paire achetée, Panafrica reverse 10% de ses bénéfices à des associations partenaires œuvrant pour l’accès à l’éducation et à la formation professionnelle en Afrique. D’autres encore font office d’activistes et montrent que le business a changé, comme Adidas et ses actions telles que «Run for the ocean» qui réunit des milliers de coureurs et investie, pour la protection des océans, 1 euro par kilomètre couru. Invitée aux débats, la journaliste française, Audrey Pulvar, rend à l’Afrique ce qui est à l’Afrique.

    «L’agroécologie, l’agroforesterie, l’économie sociale et solidaire… tout cela est déjà à l’œuvre sur le continent, et les pays occidentaux ont beaucoup à en apprendre». Pour elle, face à un modèle capitaliste en fin de vie, «l’Afrique a tout pour être l’épicentre de la révolution écologique mondiale».

    Forte de cette conviction, elle vient de fonder African Pattern, un fonds de dotation dont l’ambition est de partir des savoir-faire africains, de les modéliser scientifiquement pour en faire une plateforme politique basée sur le partage. Car «l’heure est venue de progresser ensemble avec égalité et justice», interpelle Hasfat Abiola-Costello, la présidente de Women in Africa. «L’Occident s’est développé à nos dépens», ajoute-t-elle.

    Aujourd’hui, le continent compte bien prendre son destin en main. «Se remettre sur le droit chemin du développement», confirme Christian Mondjannagni, patron de ETE au Bénin, acquise par Les Eaux minérales d’Oulmès. «Il m’a fallu une douzaine d’années pour rendre viable mon entreprise», précise-t-il.

    Quand il rentre au pays après ses études d’ingénieur en France, il se lance dans l’embouteillage d’eau minérale avec 1.500 euros en poche. «Des années très dures». De 8 employés, ils sont 135 aujourd’hui. L’entreprise consacre 60% de son budget communication à des actions profitables aux communautés et à l’environnement. «Le retour est positif car les populations comprennent mieux notre produit. Une image favorable pour la marque», continue Mondjannagni.

    L’heure est à l’action. Encore faut-il en avoir les moyens. Pour l’économiste Thomas Porcher, “les startups nations sont en Afrique, reste maintenant à faciliter l’accès aux financements tant pour les entrepreneurs que pour les Etats». Car sans réels investissements pour innover, il ne faut pas s’attendre à des miracles. «C’est pareil pour les entrepreneurs. Qui dit microcrédits, dit microprojets», ajoute-t-il. Voir loin mais voir vite. Le slogan de l’événement.

    Les grands gagnants

    Rapp Maroc, qui a signé la vidéo, devenue virale, pour la marque de détergent Mio, sur le partage des tâches ménagères, est désignée agence de publicité de l’année.
    L’agence DDB et ses campagnes pour Maroc Telecom, Toyota du Maroc ou ReKrute.com.
    Carat South Africa, spécialiste en solutions digitales.
    Dentsu Aegis Network, en plein dans l’économie numérique, reçoit le Grand Prix.
    Tribal DDB est élue agence digitale africaine de l’année pour la 2e fois consécutive.
    Omnicom Group, auréolé investisseur de l’année.

    J.A.

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