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    Analyse

    Taux obligataires: Le potentiel de baisse largement consommé

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5536 Le 17/06/2019 | Partager
    Une stabilité attendue durant la période estivale
    La cession de Maroc Telecom et la sortie à l’international scrutées
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    Abdelaziz Lahlou, directeur Economie à Attijari Global Research: «Dans un environnement actuel marqué par une croissance limitée et des taux bas, les investisseurs sont appelés à multiplier leurs véhicules tout en rallongeant la durée de leur investissement» (Ph. AL)

    - L’Economiste: Parmi les déterminants des taux obligataires, lesquels pèsent le plus aujourd’hui sur la courbe?

    - Abdelaziz Lahlou: Globalement, nous pensons que ce sont des facteurs identiques qui ont contribué à amorcer cette tendance baissière et qui s’est accélérée récemment. Nous faisons référence à une abondance de liquidité des investisseurs, face à laquelle le Trésor n’est pas acculé à accélérer ses levées tant que ses besoins de financement demeurent d’un niveau régulier, et que l’institution prévoit d’autres recours de financement dans le futur.

    - Quelles sont vos anticipations à moyen terme?
    - A notre sens, la courbe des taux intègre actuellement l’ensemble des informations disponibles. Les investisseurs scrutent de près la réalisation effective des éléments cités. Un éventuel retard ou un abandon des projets (émission Eurobonds, Partenariat public-privé, Privatisation en cours de réalisation) risquerait d’orienter de nouveau le Trésor vers le marché intérieur, poussant vers un nouvel équilibre entre l’offre et la demande. Parallèlement, le surplus de cash du marché pourrait être en partie résorbé par les émissions de dette privée, notamment issues des institutions bancaires durant cette année 2019. Une poursuite d’une baisse importante des taux comprimerait davantage les spreads actuels. Une situation qui deviendrait dissuasive pour une population d’investisseurs exigeante en termes de rendement. Un tel désintérêt pourrait mécaniquement redresser la courbe dans le but de retrouver des marges raisonnables. Globalement, nous relevons que l’essentiel du potentiel baissier des taux est consommé. Une accalmie est attendue durant la période estivale, pour préparer activement la reprise à horizon troisième trimestre 2019.

    - Faut-il continuer à investir dans les fonds obligataires?
    - Quel que soit le contexte, la diversification des placements est hautement recommandée. Dans un environnement actuel marqué par une croissance limitée et des taux bas, les investisseurs sont appelés à multiplier leurs véhicules tout en rallongeant la durée de leur investissement. Pour rappel, l’horizon de placement recommandé pour un investissement en fonds obligataires est de 1 à 3 ans.

    Propos recueillis par Franck FAGNON

                                                                            

    Les investisseurs pris dans l’étau

    SI les taux d’intérêt bas sont utiles pour relancer l’investissement et la consommation, ils ont par ailleurs des effets indésirables, notamment sur la rémunération de l’épargne. Les placements bancaires comme le compte sur carnet et les dépôts à terme rapportent moins aujourd’hui. En retraitant l’inflation, les rendements réels flirtent avec le négatif.
    L’environnement de taux bas pèse aussi sur la rémunération des contrats d’assurance-vie. Le succès de ce placement ces dernières années est davantage lié à d’autres considérations comme la succession ou encore la protection contre les ATD, l’assurance-vie étant insaisissable. Les rendements juteux proposés par les compagnies d’assurances sont lointains. Surtout, ces dernières n’ont que peu d’alternatives pour optimiser le rendement de leur portefeuille. L’Immobilier et la Bourse ne sont pas, dans les conditions actuelles, des points de chute intéressants. L’étroitesse du marché boursier et le manque de liquidité crispent les investisseurs institutionnels. Le projet d’interconnexion de sept Bourses africaines est censé contribuer à améliorer la liquidité sur les places participantes. Reste à savoir l’accueil que vont réserver les investisseurs institutionnels à ce projet.

    F.Fa

     

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