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    International

    Affrontements à Hong Kong: La Chine accuse l’UE d’«ingérence»

    Par L'Economiste | Edition N°:5535 Le 14/06/2019 | Partager
    Le projet d’extradition critiqué par la Communauté internationale
    Les opposants appellent à une nouvelle manifestation dimanche

    Hong Kong a été ébranlé mercredi 12 juin par les pires violences politiques depuis sa rétrocession à la Chine en 1997. L'ex-colonie britannique est le théâtre, depuis plusieurs jours, de manifestations d'ampleur contre un projet de loi visant à autoriser les extraditions vers la Chine. Le territoire jouit une semi-autonomie depuis l’accord sino-britannique de 1984 et ce, en théorie, jusqu'en 2047. Cependant, la ville connaît  depuis une dizaine d’années une forte agitation politique en raison de l'inquiétude générée par l'ingérence grandissante de Pékin dans ses affaires intérieures.

    C’est donc des dizaines de milliers de Hongkongais, pour la plupart étudiants, qui sont descendus vêtus de noir dans la rue pour dénoncer le projet d’extradition. Les affrontements ont éclaté près du Conseil législatif (LegCo), à l'expiration du délai que les protestataires avaient donné au gouvernement pour qu'il renonce à son texte. La police les a repoussés alors qu’ils tentaient d'entrer dans le LegCo à coups de matraque et de gaz poivre, pour finir par tirer des balles en caoutchouc et à recourir au gaz lacrymogène. Plus de 70 personnes ont été blessées, dont une majorité d’étudiants, selon le média local RTHK. Le chef de la police Stephen Lo a défendu ses troupes, déclarant qu'elles avaient fait preuve de «retenue» jusqu'à ce que des «gangsters» tentent d’assiéger le Conseil législatif.

    Ces affrontements résonnent comme un écho du «Mouvement des parapluies» en faveur de la démocratie, lorsque les manifestants avaient paralysé pendant deux mois des quartiers entiers de la mégapole à l’automne 2014. Mais sans arracher de concessions à Pékin. Rebelote, cette manifestation spectaculaire n’a pas fait trembler la cheffe de l’exécutif local, Carrie Lam, qui a rejeté toute éventualité de retirer le projet de loi. «Les émeutes qui touchent une société pacifique en ignorant la loi et la discipline sont inacceptables pour toute société civilisée», a-t-elle déclaré. Les manifestants ont toutefois redoublé de témérité: «Je vais continuer de me battre», a déclaré mercredi soir Kevin Leung, un manifestant de 20 ans. «On va continuer jusqu'à ce que notre objectif soit atteint».

    La communauté internationale a fermement réagi à la suite de ces affrontements. L'Union européenne a appelé au «respect» des droits des protestataires, tout en soulignant «partager plusieurs de leurs inquiétudes». Pour Amnesty International, la police «a profité des actes violents d'une petite minorité pour en tirer prétexte et recourir à un usage excessif de la force contre la vaste majorité des manifestants pacifiques». La Chine a alors dénoncé jeudi 13 juin «une ingérence» de l'Union européenne.  «Nul pays ni organisation ni aucun individu n'a le droit de s'ingérer dans les affaires de Hong Kong, qui relèvent exclusivement des affaires intérieures chinoises», a déclaré devant la presse le porte-parole de la diplomatie chinoise, Geng Shuang.

    Les opposants ont appelé par la suite à une nouvelle manifestation dimanche 16 juin. Cette annonce augure de nouvelles tensions avec les autorités hongkongaises pro-Pékin qui affichent une inflexibilité à toute épreuve.

    Sami ANOUAR

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