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    Analyse

    Tourisme/Fédérations régionales: La CNT réactive le chantier

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5535 Le 14/06/2019 | Partager
    La 1re fédération devra voir le jour à Marrakech le 21 juin prochain
    La confédération prévoit un calendrier à l’horizon 2020 pour les 7 autres régions
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    En 2018, le Maroc a attiré 12,3 millions de touristes. Soit une hausse de 8,3%. Mais, ce n’est pas suffisant compte tenu des objectifs du pays et des différentes stratégies tracées pour développer le secteur

    Tel que prévu dans son plan d’action, la Confédération nationale du tourisme (CNT) active le chantier des fédérations régionales de tourisme (FRT). Et c’est à Marrakech/Safi que la première FRT devra voir le jour. Elle sera suivie par trois autres fédérations régionales qui devront être créées en 2019 (Fès/Meknès, Casablanca/Settat et Tanger/Tétouan) avec un calendrier à l’horizon 2020 pour les quatre autres régions touristiques (Oriental, Souss/Massa, Rabat/Salé/Kenitra et Laâyoune.

    «Ces fédérations sont le chaînon manquant à la mise en œuvre de la stratégie sectorielle Vision 2020 et ce pour créer une synergie entre les différents acteurs du tourisme pour une meilleure gestion de la chose touristique, insiste Fouzi Zemrani, vice président de la CNT. Constituée des différentes associations professionnelles régionales, les FRT devront respecter la même nomenclature qu’au niveau national de la CNT.

    Objectif: faciliter la communication entre les différents acteurs, mutualiser les moyens des professionnels et renforcer les actions au niveau régional et faciliter le partenariat avec les élus et l’administration. Enfin, elles seront en charge du co-pilotage des contrats programmes régionaux, espère le vice président de la confédération. Ce n’est pas la première fois que la CNT, anciennement FNT tente de réactiver le chantier des FRT.

    Une tentative avait été même lancée en 2006 et avortée. Ce chantier figure dans l’accord cadre de la vision 2010 et ce, pour assurer une bonne gouvernance du secteur côté privé. Tout comme pour les conseils régionaux de tourisme (CRT), la mise en place de ces FRT faisait partie des recommandations de la vision 2010 du tourisme, qui fait de la coordination entre élus, administrations et opérateurs privés, l’instrument d’impulsion de base de la politique touristique à l’échelle locale.

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    Même si Marrakech n’était pas au cœur des visions touristiques, la ville a opéré un véritable tournant et est devenue la 1ère destination au Maroc et en Afrique.  Ils sont 2,6 millions de touristes qui la visitent chaque année réalisant 8,6 millions de nuitées (Ph. BM)

    Sauf que la machine s’est rapidement enclenchée pour les CRT alors qu’elle a grincé pour les FRT censés regrouper les fédérations sectorielles représentatives de la chaine touristique. Cette fois-ci sera-t-elle la bonne? Dans tous les cas, une assemblée générale constitutive pour la FRT de Marrakech/Safi a été convoquée pour le vendredi 21 juin et ce suite à une réunion organisée récemment dans la cité ocre pour baliser le terrain.

    Au delà de ces instances, l’urgence aujourd’hui c’est de s’attaquer rapidement aux faiblesses structurelles de l’offre et réinventer un nouveau modèle économique. Les querelles intestines qu’a connues le secteur privé n’ont pas joué en faveur d’une bonne gouvernance pour revoir l’offre.

    A cela s’ajoute un manque de conviction du côté du public puisque le secteur touristique a été négligé par le gouvernement. Cela avait d’ailleurs été rappelé lors du symposium international organisé à Rabat, il y a un an par le think tank CDS et la CGEM (cf. L’Economiste n°5250 du 12 avril 2018). Le ministre du tourisme avait promis d’ailleurs une stratégie pour revoir la vision 2020. Depuis, rien! Le comité des experts (le Comex), lui, a proposé plusieurs recommandations stratégiques dont certaines concernant la gouvernance.

    Pour ce comité, il faut une refonte globale de l’architecture de la représentativité du secteur: CNT, FNT, fédérations régionales et associations nationales existantes. «L’affaiblissement continu de nos instances au cours des dernières années a gravement desservi notre cause», déduit le rapport. Côté gouvernance publique, le rapport appelle à la création d’instances mixtes de pilotage concerté à l’échelle nationale (Conseil national) et régionale (Comité régional).

    CRT: 18 ans d’existence

    C’est le président de la FRT qui devra également présider le Conseil régional du tourisme et de fait, les élections du CRT doivent avoir lieu après celles du CRT. Pas pour cette année ! En effet, l’ensemble des CRT ont déjà élu leur président. La création des conseils régionaux du tourisme remonte à 2002. Marrakech fut d’ailleurs une des premières villes à avoir sauté le pas, suite à la dissolution du groupement régional d’intérêts touristiques et en s’appuyant sur les recommandations du contrat programme du tourisme 2010. Ses membres sont issus des trois collèges: les professionnels, les institutionnels (ONDA, ONMT, RAM…) et les élus et autorités locales. En 18 ans d’existence, les CRT ont ouvert et mené quelques chantiers structurants comme celui de l’aérien.

    Badra BERRISSOULE

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