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    Analyse

    Commerce/distribution: Une meilleure structuration s’impose

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5533 Le 12/06/2019 | Partager
    Sous-capitalisation, faible intégration du digital… les limites du secteur
    Anticiper les ruptures pour être plus percutant
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    Des porteuses de marchandises au poste-frontière entre le Maroc et Sebta (les hammalates) (Ph. AFP)

    Le secteur du commerce et de la distribution est l’un des piliers de l’économie marocaine et participe fortement à la création de richesses et d’emplois. Il constitue aussi un levier essentiel de l’investissement et reste parmi les principaux animateurs de la ville à travers sa contribution à l'organisation, à la dynamisation de l'espace urbain et au développement socioéconomique.

    Cependant, il souffre de problèmes de structuration et de débouchés à l’export. Mieux structuré, le secteur du commerce serait pourvoyeur de beaucoup plus d’emplois. Dans l’agro-industrie, le vrac est un véritable problème sanitaire, ou encore la normalisation, qui pourrait être un levier de compétitivité.

    Parvenir à breveter les produits ferait gagner de la valeur, parce que gage de qualité. L’essentiel du commerce et la distribution n’étant pas dans les circuits structurés, le regroupement en association professionnelle permettrait de mieux repenser le modèle.

    «Faciliter l’activité des gros contributeurs fiscaux et créateurs d’emplois avec un appui incitatif aussi bien opérationnel que réglementaire, douanier, fiscal, social... aura pour effet de dynamiser ces opérateurs, mais également inciter l’informel à rejoindre le formel», suggère l’association Tijara 2020, qui regroupe les principaux distributeurs de produits de grande consommation. L’Etat doit également encourager le développement de la consommation locale via le renforcement du pouvoir d’achat. S’y ajoutent le contrôle et l’affichage des prix, qui limiteraient la spéculation et encourageraient la transparence.

    En termes de normalisation, le Royaume devrait s’inspirer des modèles européens. La position stratégique de porte de l’Afrique en fait la plateforme idoine pour la réexportation vers le reste du continent. Avec plus de 54 accords de libre-échange (ALE) signés, le Royaume gagnerait à être plus percutant à l’international, sachant qu’il y a des produits de niche très prisés à l’export, notamment à destination de l’Arabie saoudite: les cadeaux artisanaux à caractère religieux: chapelets, tapis de prière, maroquinerie, tunique de prière… autant de niches que le Royaume n’exploite pas suffisamment.

    «Les marques nationales peuvent être le fer de lance d’une stratégie de commerce extérieur plus agressive et proactive», souligne la CGEM, dans ses recommandations pour une nouvelle dynamique du commerce d’avril dernier. Autres limites: la sous-capitalisation, liée aux difficultés d’accès aux financements.

    La distribution doit être développée et les modèles économiques revus, tout en anticipant les ruptures, notamment avec la concurrence du e-commerce. Mais aussi développer des plateformes de commerce à grande échelle, de manière à intégrer le digital en complément du commerce physique.

    Le diktat de l’e-commerce

    «Le développement de l’e-commerce, surtout à partir de l’étranger, risque de peser lourd sur le commerce de proximité», soutient Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique. Avec une augmentation de 50% en volume de transactions et 13 millions de consommateurs en 2018, l’e-commerce est en train de devenir une mode qui dicte les nouvelles tendances en matière de consommation. Pour ce dernier, l’e-commerce est en train de modifier de manière conséquente les modalités de consommation et de rompre l’équilibre des relations commerciales avec l’étranger.

    M.Ko.

     

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