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    OCDE: Un emploi sur sept menacé par l’automatisation

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5505 Le 29/04/2019 | Partager
    Secteur manufacturier, services… particulièrement exposés
    Manque de préparation au basculement dans l’ère numérique
    Pour une véritable refonte des programmes de formation
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    Le risque d’automatisation des emplois est réel mais varie fortement d’un pays à l’autre

    La transformation numérique, la mondialisation et l’évolution démographique sont déjà en train de redéfinir le monde du travail. A terme, 14% des emplois existants pourraient disparaître au cours des 15 à 20 prochaines années en raison de l’automatisation et encore 32% devraient changer radicalement.

    C’est le constat de l’OCDE qui vient de publier l’édition 2019 des Perspectives de l’emploi qui s’inscrit dans l’initiative «L’avenir du travail» et la campagne I am the future of work de l’OCDE. Une publication qui coïncide avec la fête du travail (1er mai).

    Si le risque d’automatisation est faible dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la fonction publique, de nombreux travailleurs seront tout de même touchés car ces secteurs emploient une proportion importante de la population active. Le secteur manufacturier est particulièrement exposé, de même que de nombreux secteurs des services. Ces changements devraient donc concerner de nombreux travailleurs, quel que soit leur secteur d’activité.

    L’étude qui dresse l’état des lieux du marché de l’emploi, met aussi en avant l’importance d’une législation adéquate sur la protection des travailleurs, quelle que soit leur situation professionnelle. Les gouvernements devraient lutter contre le travail indépendant déguisé, que les employeurs utilisent parfois pour éviter de se soumettre à l’impôt et à la réglementation, limiter autant que possible la «zone grise» entre le travail salarié et le travail indépendant, et étendre les droits applicables aux travailleurs qui se trouvent dans cette situation. Un travailleur sur 7 travaille à son compte, et se trouve généralement à l’écart des offres de formation ou de reconversion.

    De plus, l’émergence de nombreux emplois précaires et de qualité inférieure ayant accompagné les avancées technologiques génère une préoccupation très réelle concernant le risque d’«érosion» de la classe moyenne. Il est essentiel d’adapter et d’étendre la protection sociale pour mieux protéger les travailleurs atypiques (comme l’emploi à temps partiel et l’emploi temporaire).

    Dans certains pays, la probabilité que ces derniers ne perçoivent aucune aide au revenu lorsqu’ils sont en recherche d’emploi augmente de 40 à 50% par rapport aux salariés typiques. Les droits à prestations devraient pouvoir être transférables d’un emploi à l’autre et les mesures de protection sociale ciblées devraient être complétées par des aides plus universelles et non assorties de conditions particulières.

    Une véritable refonte des programmes de formation des adultes est nécessaire pour élargir leur couverture et favoriser la qualité, afin de tirer pleinement parti des avantages de l’évolution du marché du travail. Parmi les mesures nécessaires, il faudrait notamment lever les contraintes de temps et financières à la participation aux programmes de formation, rendre les droits à formation transférables et proposer des services d’information et d’orientation de qualité.

    Le rapport constate, depuis trente ans, le déclin constant du taux de syndicalisation dans les pays de l’OCDE, lequel est passé de 30% en 1985 à 16% en 2016. Ce recul fragilise le pouvoir de négociation des travailleurs et contribue à faire diminuer la part du revenu national qui leur revient.

    La syndicalisation est encore plus faible chez les travailleurs atypiques, qui sont moitié moins susceptibles que les travailleurs typiques de se syndiquer. L’accès aux négociations collectives et le dialogue social devraient être étendus au-delà de l’emploi typique.

    Transformation numérique

    Pour les experts de l’OCDE, les gouvernements doivent repenser leur approche du travail et des emplois afin de réduire les tensions sociales et économiques. Si l’on n’agit pas rapidement, de nombreux individus, notamment les moins qualifiés, resteront en retrait d’un monde du travail en pleine mutation. Le rythme et l’ampleur de la transformation numérique seront probablement sans précédent. Les commandes de robots industriels ont été multipliées par trois en un peu plus de dix ans, et devraient encore doubler d’ici à 2020, tandis que le montant du capital-investissement dans l’intelligence artificielle a doublé en un an.

    F. Z. T.

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