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    Analyse

    Stratégie africaine du Maroc: Des apports concrets

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5493 Le 11/04/2019 | Partager
    Appui à la transition économique des Etats du continent
    Le gazoduc Nigeria-Maroc, «un puissant outil d’intégration»
    En matière de finance islamique, «Rabat peut devenir la Malaisie de l’Afrique»

    En plus de la mobilisation du potentiel naturel et du maintien d’une croissance économique supérieure à 5%, les Etats africains devront rapidement changer de modèle, en vue de favoriser une croissance inclusive. C’est l’une des principales recommandations du rapport stratégique 2018 de l’IRES, portant sur le développement autonome.

    Dans cette configuration, «les femmes, les jeunes, les pauvres et les migrants constituent des ressources à mettre à contribution», est-il indiqué. Le Maroc est très impliqué dans ce processus depuis quelques années, notamment sur la base de conventions bilatérales ou multilatérales. Sa contribution concerne plusieurs aspects, décisifs pour le développement autonome du continent.

    En tête, la transition économique, en misant sur l’intégration, les investissements et le développement des secteurs d’excellence. Actuellement, le niveau des échanges intra-régionaux reste très faible, avec 20% contre 60% en Asie et 66% en Europe. L’apport du Maroc en matière d’intégration passe par plusieurs volets. A commencer par le renforcement de la stabilité macroéconomique pour améliorer le climat des affaires et attirer plus d’IDE.

    «Des réformes menées au Maroc sont transposables à d’autres pays», selon le rapport de l’IRES. Il s’agit par exemple de la maîtrise de l’inflation, de la soutenabilité de l’endettement public… Cela devra s’accompagner d’un effort de développement des infrastructures de connectivité internationale. Par exemple, le projet du gazoduc atlantique Nigeria-Maroc «constitue un puissant outil d’intégration».

    Celui-ci permettra d’accélérer l’électrification de la région d’Afrique de l’Ouest, de développer des pôles industriels dans des secteurs comme l’agrobusiness et les engrais, en plus d’améliorer la compétitivité des exportations. La transition financière est également un secteur clé.

    «Dans le domaine de la finance islamique, le Maroc a le potentiel pour être la Malaisie du continent africain», peut-on lire dans ce document. Parallèlement, la place financière de Casablanca accueille le fonds Africa 50, dédié au financement des projets d’infrastructures sur le continent au cours des 50 prochaines années.

    Cette dynamique africaine est appuyée par l’implication d’opérateurs privés marocains. «Ces nouveaux champions régionaux oeuvrent dans des domaines stratégiques». C’est le cas notamment des secteurs des mines, des infrastructures, des télécoms, mais également l’agriculture, la pêche… Le concept de durabilité est très présent dans cette configuration. Les Africains sont conscients que ce continent est le plus touché par les effets du changement climatique.

    Autre domaine dans lequel l’apport du Maroc est décisif: le renforcement du capital humain. Rabat est notamment sollicitée pour son expertise en matière de réconciliation nationale (IER), de réforme religieuse, de formation des imams… Ces aspects sont incontournables dans un continent qui vit au rythme des confrontations armées.

    Car, «la gouvernance est une condition nécessaire, mais pas suffisante». D’où le besoin d’une unité plus active et solidaire, peut-on lire dans ce document. Cet apaisement des relations sociales doit être accompagné d’une mise à niveau des compétences. Là encore, Rabat joue un rôle déterminant. Des cadres africains sont formés au Maroc dans différents domaines, comme l’aéronautique, les finances, la gestion des réseaux ferroviaires, l’agriculture, les TIC, l’efficacité énergétique…».

    Entre 1986 et 2017, plus de 5.000 cadres administratifs issus de ces pays ont perfectionné leurs connaissances et leur expertise au Royaume. Une nouvelle stratégie de développement de la formation professionnelle a été initiée en avril 2017.

    L’alliance nouée avec des Etats de la région comme le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Mali, le Sénégal… vise à favoriser le partage des savoir-faire et des expériences entre les acteurs de la formation professionnelle. Il faut également rappeler que le Maroc est le 1er pays africain francophone et 2e de l’ensemble du continent à accueillir des étudiants subsahariens.

    Gouvernance

    Au-delà des aspects économiques, le Maroc est également impliqué dans le renforcement de la gouvernance au niveau du continent. Cela passe d’abord par le maintien de la paix, incontournable pour le développement économique et social. Idem pour «la gouvernance collégiale». Le retour à l’Union africaine est un signal fort, marquant «un ancrage stratégique, affranchi de l’ambivalence d’agendas politiques». D’où la volonté de s’impliquer davantage dans les différents organes de l’UA. Le rôle du Maroc dans ce domaine passe par son apport à la réalisation des objectifs de l’Agenda 2063, ciblant les secteurs d’activité dans lesquels son action sera efficace. Cette approche collégiale est également adoptée pour la gestion des questions migratoires. Rabat a proposé, par exemple, la mise en place d’une stratégie continentale commune, pour répondre à la problématique de la migration.

    Présence économique du Maroc sur le continent

    • 1.000 accords conclus avec les pays africains depuis 2000
    • 326 millions de dollars est la valeur des investissements directs marocains en Afrique en 2016
    • 3 milliards de dollars investis par le Maroc en Afrique entre 2007 et 2016, soit 51% des investissements directs marocains à l’étranger
    • 1.000 opérateurs marocains présents sur le continent
    • 3,7 milliards de dollars est la valeur des échanges commerciaux entre le Maroc et l’Afrique en 2016

    M.A.M.

     

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