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    International

    Brexit: Un report… conditionné

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5480 Le 25/03/2019 | Partager
    C’est l’une des options proposées par l’UE
    Au lieu du 29 mars, ce sera le 12 avril ou le 22 mai
    La balle est dans le camp britannique

    Il faut mettre fin à ce feuilleton et que les Britanniques tranchent dans leur position à l'égard du Brexit. C’est l’avis du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui reste convaincu que ce n’est pas à l’Union européenne de régler la crise politique britannique.

    Pour sortir de l’impasse, les dirigeants européens ont décidé d’accorder au Royaume-Uni deux options pour un report du Brexit au-delà de la date initialement prévue du 29 mars 2019. Le Conseil européen (https://www.consilium.europa.eu) convient d'une prorogation jusqu'au 22 mai, à condition que l'accord de retrait soit approuvé par la Chambre des communes cette semaine.

    S’il n'est pas approuvé, il faudrait prévoir une prorogation jusqu'au 12 avril et que le Royaume-Uni indique avant cette date une voie à suivre, en vue de son examen par le Conseil européen. Celui-ci réaffirme qu'il ne saurait y avoir de réouverture de l'accord de retrait dont l'Union et le Royaume-Uni sont convenus en novembre 2018. Tout engagement, toute déclaration ou tout autre acte unilatéral devrait être compatible avec la lettre et l'esprit de l'accord de retrait, est-il précisé.

    La Première ministre Theresa May a accepté les deux scénarios. Mais elle a exprimé sa réticence à participer au scrutin européen, se disant «fortement défavorable à l'idée de demander aux Britanniques de participer à ces élections, trois ans après avoir voté pour quitter l'UE».

    La proposition européenne constitue un assouplissement de leur position. Plusieurs dirigeants avaient auparavant affirmé que, faute de vote positif des élus britanniques, l'on s'acheminait vers une sortie sans accord du Royaume-Uni dans quelques jours. Ce qui est synonyme de retour des contrôles aux frontières et de barrières douanières.

    «Si vous décidez de ne pas organiser des élections, vous ne pourrez plus être là au-delà des élections européennes quoi qu'il advienne», a résumé le président français Emmanuel Macron lors du sommet européen tenu les 21 et 22 mars à Bruxelles. C’est aussi une façon de s’assurer que les Britanniques prennent leurs responsabilités.

    La Première ministre britannique souhaitait un report au 30 juin mais cette date posait problème. La Commission européenne avait mis en garde contre les graves risques juridiques et politiques pour l'UE d'un report au-delà des élections européennes prévues du 23 au 26 mai.

    Le Royaume-Uni serait tenu d'organiser le scrutin européen même s'il se retire ensuite avant la session inaugurale du Parlement, début juillet. S'il ne le faisait pas, il mettrait en péril la légalité du nouveau Parlement avec le risque d'une paralysie durable du fonctionnement de l'UE, selon l'exécutif européen.

    Une pétition anti-Brexit

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    «Pas de Brexit». Ce scénario est à l'heure actuelle le moins probable, puisque Theresa May s'y oppose catégoriquement. Mais rien ne peut être définitivement exclu. Une pétition en ligne réclamant le maintien du pays dans l'UE a reçu plus de 2,7 millions de signatures depuis mercredi 20 mars 2019. Selon la Cour de Justice européenne, le Royaume-Uni peut décider seul de renoncer à quitter l'UE, sans avoir besoin de l'aval des autres Etats membres. «Un tel revirement n'est pas faisable politiquement sans l'organisation de nouvelles élections ou d'un nouveau référendum», selon le lord indépendant John Kerr. «Il faudrait retourner devant les électeurs afin de disposer du pouvoir d'agir différemment de ce qu'ils ont réclamé initialement», a-t-il déclaré à la presse étrangère.

    F. Z. T.

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