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    Economie

    Economie du bonheur: Riche et malheureux!

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5473 Le 14/03/2019 | Partager
    Que vaut le classement du bonheur national brut et qui en sont ses acteurs?
    Marrakech accueille un débat organisé par les universitaires du bonheur le 18 mars
    Ruut Veenhoven, pionnier dans le domaine, en guest star
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    Pour ouvrir le bal de ce cycle de conférences, Ruut Veenhoven, professeur de sociologie néerlandais, spécialisé dans les études sur le bonheur à l’université Erasmus de Rotterdam et fondateur de la World Database of Happiness et du Journal of Happiness Studies (Ph. RV)

    L'argent ne fait pas le bonheur et le PIB ne peut pas être le critère de mesure du bonheur dans une société dans laquelle les degrés de compréhension de ce concept divergent. Le constat est de l’économiste américain Richard Easterlin. La performance économique et le progrès social ne signifient pas automatiquement le bonheur.

    Depuis des décennies, plusieurs enquêtes démontrent que la notion du bonheur régresse aussi dans les grandes nations riches. Même en Chine qui a multiplié son PIB par quatre en quinze ans et sorti près de 300 millions de personnes de la pauvreté, on relève le même phénomène. Une politique économique n’a de sens que si elle offre au peuple les moyens d’être heureux.

    Le bonheur est un indicateur pertinent du bien-être social et de la qualité de vie au sein de l’entreprise ou d’un pays. Il représente même pour de nombreux gouvernements un garant de la stabilité et un objectif qui aiguille les stratégies nationales et les politiques publiques. Pour les économistes du bonheur, il faut proposer des indicateurs synthétiques de bien-être plus appropriés que ceux recommandés jusqu’à présent par l’économie classique, le PIB en l’occurrence.

    C’est ainsi que des tableaux de bord notamment sociaux et des critères plus spécifiques de BNB (Bonheur National Brut) ont été proposés afin d’appréhender la performance économique et la qualité de vie à travers ses différentes facettes.

    Et c’est autour de ces thématiques que sera organisée lundi 18 mars une rencontre à l’initiative du Laboratoire de recherche en économie de l’énergie, environnement et ressources (GREER) et de la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Marrakech. Objectif: créer un groupe national de réflexion et de discussion sur l’économie du bien-être et du bonheur et ses applications à l’entreprise.

    «Le projet consiste en l’animation d’un certain nombre de rencontres, en invitant des sommités scientifiques, nationales et internationales, des chefs d’entreprises et des professionnels intéressés par le sujet, et l’implication des doctorants de notre faculté», souligne Bachir Lakhdar, professeur des universités.

    Et pour la première rencontre, c’est Ruut Veenhoven qui ouvrira le bal. Ce professeur de sociologie néerlandais spécialisé dans les études sur le bonheur à l’université Erasmus de Rotterdam est reconnu comme l’un des pionniers dans le domaine universitaire du bonheur. Ruut Veenhoven a mis en place un système complexe qui lui a permis de réunir l'une des plus importantes banques de données sur le bonheur dans le monde.

    Badra BERRISSOULE

     

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