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    Economie

    Pas de marche arrière sur le statut des profs contractuels

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5469 Le 08/03/2019 | Partager
    Mais il peut être amélioré «chaque fois que nécessaire», selon le ministère
    En concertation avec les syndicats représentatifs du secteur uniquement
    La moitié des contractuels ont déjà signé l’avenant permettant leur titularisation
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    Le concours de septembre 2019 a connu la participation de 156.000 candidats, pour seulement 15.000 postes ouverts. Un effort qui reste insuffisant, sachant que le besoin réel est de 21.520. Soit un déficit de 6.520 profs. Le besoin en recrutement d’enseignants est estimé à 206.096 d’ici 2030

    Le gouvernement ne cédera pas aux pressions menées par la coordination des enseignants contractuels. Pas question donc de revenir sur le statut particulier des cadres des académies régionales de l’éducation et de la formation (Aref).

    C’était le message du ministre de l’Education nationale, Said Amzazi, lors d’une conférence de presse tenue mercredi dernier. Une rencontre destinée à expliquer les particularités du statut des enseignants contractuels, et à lever toutes les confusions dont il fait l’objet.

    Néanmoins, le ministre affiche la volonté de son département d’examiner l’amélioration de ce nouveau statut, «chaque fois que nécessaire». Mais seulement avec les syndicats représentatifs du secteur. Une position qui risque de durcir davantage le bras de fer entre le ministère et la coordination des enseignants contractuels.

    En plus des sit-in, la coordination a démarré une grève lundi dernier pour 6 jours. Une grève par laquelle elle revendique l’intégration des enseignants contractuels à la fonction publique. Les enseignants de la première promotion 2016 ont ainsi été invités à ne pas signer l’avenant au contrat de recrutement.

    «D’une durée de deux ans, le contrat de 2016 arrive à terme, il faut donc signer l’avenant pour la poursuite du paiement des salaires des concernés, et également leur titularisation et leur intégration dans le nouveau statut particulier des cadres des Aref», précise le ministre.

    Selon Amzazi, près de 50% des enseignants concernés ont signé cet avenant. Pour lui, la mise en place du nouveau statut, intervenue à partir de septembre 2018, mettra fin à toute cette problématique, et assurera la stabilité des enseignants dans leur carrière professionnelle. Ceci avec des droits similaires à ceux des fonctionnaires du ministère.

    A ce titre, il est rappellé que «l’adoption par le gouvernement de ce mode de recrutement s’inscrit dans le cadre de l’instauration de la régionalisation avancée, à travers l’achèvement du processus de déconcentration et décentralisation dans le secteur de l’éducation nationale». «Cette mesure permettra de répondre aux besoins réels de chaque région», ajoute Amzazi.

    En 2016, le phénomène d’encombrement des classes s’est posé avec acuité, à cause d’un déficit énorme enregistré en recrutement d’enseignants depuis 2013. Pour rattraper ce retard, l’Education nationale a opté pour le système du contrat, qui a ouvert la voie au recrutement de 70.000 enseignants en trois ans. Un effort considérable, selon le ministre.

    En dépit des arguments avancés par le ministre, la coordination des enseignants rejette le nouveau système de recrutement qui, pour elle, ne contribuera pas à l’amélioration de la qualité de l’école publique. Pourtant, il permet aux Aref de gérer directement leurs ressources humaines, en fonction de leurs besoins.

    N.E.A. 

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