×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Officine expo: Le nouveau rôle des pharmaciens au cœur des débats

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5465 Le 04/03/2019 | Partager
    Un rôle à reconnaître, et même, à rémunérer, selon les participants à la 16e édition
    Temps durs pour le secteur, avec un quart des pharmacies en difficulté
    Automédication, obésité… les fléaux

    Pari réussi pour Officine expo qui a pu attirer plus de 10.000 visiteurs le week-end dernier à Marrakech, pour sa 16e édition. Placé sous le haut patronage royal, ce rendez-vous incontournable des pharmaciens d’officine et des industriels du médicament est une plateforme de partage et de connaissance. C’est aussi une occasion pour rapprocher tous les partenaires du secteur du médicament, fournisseurs de produits de santé, d’hygiène et spécialistes de dermo-cosmétologie.

    «Cette grand-messe est désormais installée, non seulement au Maroc, mais aussi dans le reste du continent. Nous continuons d’innover, de former et d’informer tous les acteurs du secteur pharmaceutique, tout en confrontant nos expériences», soulignent les organisateurs. Cette année, ce ne sont pas moins de 4.500 pharmaciens et 125 opérateurs qui y ont participé.

    L’édition 2019 a mis le focus sur l’automédication responsable et le rôle du pharmacien. On estime que 80% de la population a eu recours à l’automédication. Certaines compositions de ces médicaments délivrés sans ordonnance présentent des risques de surdosage et d’effets indésirables gravissimes, tels que les accidents cardiovasculaires ou neurologiques.

    L’OMS recommande d’associer les professionnels de santé et les patients à cette démarche d’automédication, et à remplir des missions de sensibilisation, de conseil et de suivi. Les participants à Officine expo n’ont pas manqué d’insister sur le rôle du pharmacien vis-à-vis de toutes les catégories de populations à condition qu’on le soutienne. Car, au Maroc, le secteur est au bord de l’asphyxie.

    Les temps sont durs pour les pharmaciens. Sur les 11.000 officines que compte le pays, 3.000 seraient en difficulté.  Le chiffre d’affaires des pharmaciens n’évolue pas. Il est évalué à 1 million de DH par officine. Mais les disparités sont criantes. Dans certains cas, le revenu net mensuel ne dépasse pas 4.000 DH par mois (Cf. L’Economiste n°5385 du 2 novembre 2018).

    Autre thématique débattue, l’obésité, déclarée fléau mondial depuis 2012 par l’OMS.  Les chiffres publiés parlent de 2,2 milliards de personnes concernées (dont 107,7 millions d’enfants), à travers le monde. En 2015, selon une étude dans le New England Journal of Medicine, pas moins de 4 millions de décès (soit 7% de décès dans le monde) étaient dus au surpoids ou à l’obésité. Le Maroc n’est plus épargné par ce fléau.

    «C’est un problème de santé publique, et le pharmacien occupe une place de choix dans l’élaboration de toute stratégie», insiste Mohamed Jamal Zniber, pharmacien. Le rôle du pharmacien dans la prévention de l’obésité et la prise en charge et l’accompagnement des patients obèses a été débattu avec des intervenants experts d’Algérie, de France, du Cameroun et du Maroc.

    Une agence africaine du médicament

    Le salon des pharmaciens s’est focalisé sur l’Afrique. Objectif: renforcer les liens et la coopération sud-sud. Ainsi, la 16e  édition d’Officine expo a tenu en parallèle à ses travaux le 3e meeting pharma Africa durant lequel ont été abordés plusieurs thèmes:  transfert de technologie, formation des ressources humaines, Medical Access, assurance-qualité des médicaments, réglementation, propriété intellectuelle, politique à l’investissement, mais aussi les partenariats-clés, économiques, techniques et sociaux entre les différents pays concernés. Objectif: créer une Agence africaine du médicament, pour l’implémentation d’une politique africaine de la pharmacie. Une politique prenant en considération les caractéristiques et spécificités de la région, tout en développant la capacité des pays africains en matière de contrôle de qualité des médicaments et de surveillance, après la mise sur le marché régional.

    B.B.

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc