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    Economie

    L’industrie sucrière en quête de compétitivité

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5464 Le 01/03/2019 | Partager
    Le Maroc cité en modèle lors de la Conférence internationale du sucre
    Les grands producteurs mondiaux s’attendent à un déficit en 2019-2020
    Cosumar a exporté 350.000 tonnes en 2018
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    Le Maroc est en train d’émigrer vers une fertilisation raisonnée adaptée à la parcelle (Ph. Bziouat)

    Digitalisation de l’amont agricole, incertitude sur les prix, déficits, changement climatique, innovation, compétitivité… La filière sucrière affronte plusieurs défis.

    Les experts présents à la troisième édition de la Conférence internationale du sucre Maroc (CIS), qui s’est tenue les 27 et 28 février à Casablanca, ont passé au crible les potentialités ainsi que les limites de la production mondiale dont 50% sont produites par l’Inde, le Brésil, la Chine, l’UE, la Thaïlande ou encore les signataires de l'Accord de libre-échange nord-américain Alena (Mexique, Canada et Etats-Unis).

    Couvrant toute la chaîne de valeur de la filière, cette plateforme de rencontre et d’échange s’est imposée comme le rendez-vous de référence du marché dans la zone Mena. «C’est une région prometteuse et émergente par l’importance des producteurs de betterave et de canne à sucre que des opérateurs du raffinage du sucre.

    Elle a sa place sur l’échiquier mondial et représente pas moins du tiers des échanges internationaux», confie Mohamed Fikrat, PDG de Cosumar et président de l’Association professionnelle du sucre (APS).

    Le Maroc a été cité en exemple vu ses réalisations passées et futures. Le taux de couverture du marché domestique est actuellement de 100%. Les récoltes de la dernière campagne agricole ont dépassé les prévisions s’élevant à 556.000 tonnes contre 515.000 prévues. Une augmentation qui a profité à Cosumar qui a exporté 350.000 tonnes en 2018 représentant près de 25% de la production de la compagnie. Ces flux ont approvisionné une quarantaine de pays en Afrique et le bassin méditerranéen.

    Les producteurs nationaux restent optimistes pour l’année 2019/2020. A contrario, les pays de l’UE s’attendent à une baisse de la production due à un climat non favorable. «Les exportations devront également fléchir d’autant plus que les prix sur les marchés internationaux ne sont pas très attractifs», argue Marie-Christine Bibera, DG du Comité européen des fabricants de sucre (CEFS).

    La filière sucrière nationale a bénéficié de plusieurs programmes d'extension de ses capacités et performances. Elle a pu atteindre une capacité industrielle annuelle de 1,65 million de tonnes de sucre blanc. Une production qui assure une disponibilité qui dépasse les besoins du marché, estimés à 1,2 million de tonnes par an.

      Par ailleurs, le secteur poursuit la modernisation de son amont agricole en vue d’atteindre, à l'horizon 2020, un rendement de 11,4 tonnes de sucre/ha pour la betterave à sucre et 8,8 tonnes de sucre/ha pour la canne à sucre. Objectif: assurer 50% des besoins en sucre produit localement au Maroc.  Cosumar a également lancé le processus de digitalisation de l’amont agricole.

    Le secteur joue aussi un rôle moteur en matière de création d'emplois et de pôles de développement régionaux. Couvrant les domaines agricole et industriel, la filière génère 5.000 emplois permanents directs et indirects et garantit des revenus à 80.000 partenaires agriculteurs de betterave et canne à sucre.

    Depuis 2015, la culture de la canne à sucre fait également l'objet d'un programme de relance afin est de redynamiser la filière avec un objectif de 19.000 hectares de superficie dédiée en 2019.

    Cosumar, un acteur majeur de la région

    La Cosumar s’impose en tant qu’acteur de référence dans la région Mena. La compagnie mène un projet de construction d’une raffinerie en Arabie Saoudite en partenariat avec Wilmar et le saoudien Consolidated Brothers Company et Industrial Project Development Company. Cette usine sera opérationnelle avant la fin de l’année en cours, a tenu à préciser Mohamed Fikrat. Elle sera dotée d’une capacité de production de 840.000 tonnes. Cette raffinerie devra répondre au besoin des marchés domestiques saoudien et régional. Elle facilitera ainsi l’exportation vers de nouveaux pays de la région.
    A l’issue de son entrée dans le capital de la compagnie maroco-guinéenne de sucre (Comaguis), Cosumar a lancé la construction d’une usine en Guinée-Conakry destinée au conditionnement et à la commercialisation du sucre blanc. Cette unité devra entrer en service au cours du troisième trimestre. Sa production est estimée à 50.000 tonnes par an.

    Nadia DREF

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