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    Fondation Orange: Le digital pour accélérer l’employabilité

    Par Nadia DREF | Edition N°:5450 Le 11/02/2019 | Partager
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    Christine Albanel, présidente déléguée de la Fondation Orange et ex-ministre de la Culture et de la Communication dans les gouvernements Fillon I et Fillon II (Ph. Orange)

    La Fondation Orange Maroc vient de lancer la 1re «Maison digitale». Une ouverture qui rentre dans le cadre d’un vaste programme d’éducation numérique qui favorise la création d’entreprises, l’employabilité, l’éducation, la formation... Christine Albanel, présidente déléguée de la Fondation Orange, dévoile les projets à venir et l’apport de l’opérateur dans la transformation numérique en Afrique et au Moyen-Orient.

    - L’Economiste: Comment la Fondation Orange déploie-t-elle le digital au service de la culture et des questions sociétales?
    - Christine Albanel:
    Le numérique est le cœur de métier du groupe Orange et la solidarité est notre raison d’être en tant que fondation d’entreprise. Nous avons fait de la solidarité numérique le principe qui guide nos actions de mécénat dans les 30 pays dans lesquels nous sommes présents. Nos actions visent à faciliter l’insertion sociale et professionnelle des jeunes, des femmes en difficulté et des personnes autistes. Ceci via des programmes d’éducation prioritairement numériques. Nous agissons également pour améliorer les conditions de vie des populations en France et à l’international en facilitant l’accès à l’éducation et aux soins des populations défavorisées. Nous contribuons à la démocratisation de la culture avec la poursuite de notre engagement en faveur de la musique vocale et la diffusion de la connaissance et de la culture au plus grand nombre de personnes.

    - Quels sont les projets de la Fondation Orange au Maroc? Y a-t-il d’autres programmes à venir?
    - Outre le lancement de la première Maison digitale, nous avons d’autres projets au Maroc. Nous comptons lancer le «Prix Orange du Livre de l’Afrique francophone 2019» avec 39 maisons d’édition issues de 16 pays. Pour le Maroc, le choix a été porté sur l’association Racines. Cette année, la Fondation compte également mettre en place le projet FabLab Solidaire…

    - En matière de RSE, quelle est votre vision pour le continent africain?
    - L’Afrique est notre première zone en nombre de clients. Le continent représente une part croissante dans le développement du groupe. Orange est un opérateur unique. Il est européen et africain. Il compte 263 millions de clients dans le monde. Le groupe est présent dans 20 pays en Afrique et au Moyen-Orient. Il y  gère un parc de 119 millions de clients dont 60 millions dans la région Mena. Figurez-vous qu’il y a plus de clients Orange en Egypte qu’en France. Avec 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, l’Afrique est une priorité stratégique. Un Africain sur dix est client d’Orange. De son côté, Orange Money apporte un service essentiel de transfert d’argent. Un vrai levier de bancarisation du continent.

    - Où réside l’apport d’Orange dans la transformation numérique en Afrique?
    - Nous souhaitons devenir le partenaire stratégique de la transformation numérique de l’Afrique. D’abord via la connectivité mobile et fixe. La connectivité est considérée comme un besoin primaire par les populations. Aujourd’hui, 1 personne sur 2 peut téléphoner en Afrique alors que 1 sur 3 seulement a accès à l’eau potable ou à l’électricité.
    Nous connectons les pays africains à internet via les câbles sous-marins dans le cadre du projet ACE sur toute la façade atlantique, par le déploiement massif de la 3G puis de la 4G. Les filiales d’Orange y investissent 1,2 milliard d’euros par an dans les réseaux. Le groupe apporte son savoir-faire pour accompagner le développement de services numériques en Afrique et au Moyen-Orient. Une nouvelle phase s’ouvre et permet de répondre aux besoins des populations (électrification, éducation, contenus TV/musique/radio…). En matière d’environnement, je suis venue au Maroc, un peu avant la COP22, j’ai pu voir les programmes de fermes solaires, ceux d’alimentation solaire de nos antennes mobiles (2.800 sites en Afrique) et d’économies d’énergie. Les pays africains sont en avance!

    - Qu’en est-il de la région Mena?
    - Orange se positionne en tant qu’opérateur multi-services et partenaire de référence de la transformation digitale. La pénétration de l’internet mobile a doublé dans la région Mena au cours des six dernières années. Elle a atteint un peu moins de 40% de la population totalisant 228 millions d’abonnés en 2017. Plus de la moitié des connexions mobiles sont opérées via smartphone et cela va progresser de 75%. Malgré cela, la fracture numérique persiste. 350 millions de personnes n’ont pas accès à l’internet mobile dans la zone. Si ces problèmes sont traités, 67 millions de personnes supplémentaires pourront accéder à l’internet mobile d’ici 2020. Ce qui portera le total à 300 millions d’abonnés, soit la moitié de la population. Nous y développons des services indispensables à la croissance de ces pays et qui répondent à des besoins essentiels des populations, notamment des plus jeunes.

    Impact économique et social

    La Maison digitale inaugurée récemment à Casablanca est dédiée à l’Association Solidarité Féminine (ASF) venant en aide aux mères célibataires. Suite à un appel à projets, l’association a mis à la disposition de la Fondation Orange Maroc un espace qui a été entièrement rénové, puis équipé de tout le matériel nécessaire aux formations (ordinateurs, outils numériques...). Les tablettes offertes disposent d’un contenu éducatif vaste et adapté à l’enseignement dont ces femmes ont besoin. Concrètement, il s’agit de formations numériques de longue durée (6 mois à 1 an). Certaines femmes y apprennent les bases indispensables: écriture, calcul, prise en main d’un ordinateur, d’une tablette... D’autres se forment aux logiciels et aux usages du web. «Grâce à ce programme, les femmes formées pourront notamment accéder à une activité rémunérée, ou même penser à se reconvertir professionnellement», précise la Fondation.

    Propos recueillis par Nadia DREF

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