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    Brexit: La bataille se poursuit

    Par L'Economiste | Edition N°:5443 Le 31/01/2019 | Partager
    Theresa May prête à un nouveau bras de fer avec les Européens
    Les milieux économiques s’inquiètent
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    En voulant rouvrir avec l’appui de son Parlement les négociations sur l’accord de divorce avec l’UE, la Première ministre britannique Theresa May se prépare à un nouveau bras de fer avec les dirigeants européens. Plusieurs pays, dont la France et l’Allemagne, ont fait savoir que les termes du traité déjà approuvé entre les 27 et l’UE n’étaient plus négociables. Pour compliquer la donne, les députés britanniques ont voté des amendements afin de tenter de trouver une issue au dossier. Signe de l’inquiétude des milieux économiques, la monnaie britannique s’effondre.

    Voici les scénarios envisageables:

    ■ Un accord remanié: Theresa May souhaite rouvrir les négociations avec l’UE, principalement sur une disposition (appelée backstop ou filet de sécurité) visant à éviter le retour à une frontière physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Elle est confortée dans sa démarche par un amendement du conservateur Graham Brady, adopté par 317 voix contre 301, l’assurant d’un soutien des brexiters à tout accord prévoyant des arrangements alternatifs au backstop. Reste que les dirigeants européens excluent de renégocier l’accord initial. May s’est engagée à faire voter un accord remanié dès que possible. Si aucun accord n’est conclu avec l’UE d’ici le 13 février, elle a annoncé son intention d’organiser un vote à la Chambre des communes le 14 février sur les suites à donner au Brexit.

    ■ Une sortie sans entente: Le rejet au Parlement du traité de retrait, le 15 janvier, laisse pour l’heure le Royaume-Uni sans accord de divorce avec l’UE. Une sortie sans entente causerait d’importantes perturbations économiques, mais la Première ministre a jugé impossible d’écarter ce scénario. Mardi 29 janvier 2019, une courte majorité de députés s’est élevée contre une telle issue. Ils ont voté à 318 voix contre 310 en faveur d’un amendement excluant le scénario d’un «no deal». Cet amendement est toutefois non contraignant pour le gouvernement.

    ■ Report: Ce scénario a jusqu’ici été rejeté par Theresa May. Et le Parlement a écarté des amendements qui auraient pu retarder de plusieurs mois la date du divorce. Cette option pourrait toutefois revenir sur la table si la dirigeante conservatrice ne parvenait pas à négocier un nouvel accord. Les prochaines élections européennes, prévues pour fin mai, compliquent aussi la donne. Si le Royaume-Uni était toujours membre de l’UE à cette date, les Britanniques devraient alors élire leurs députés européens. Toute demande de report devra être approuvée par les 27.

    ■ Second référendum: Cette option, également exclue par Theresa May, est réclamée par des députés europhiles dont certains veulent faire marche arrière sur le Brexit. Un débat épineux se tiendrait cependant sur la manière de formuler la question soumise au vote, qui pourrait se révéler aussi clivant que le premier référendum, en 2016.

    ■ De nouvelles élections législatives: Elles peuvent être convoquées dans deux cas. L’un d’eux est le vote au Parlement d’une motion de censure contre le gouvernement, ce qui semble improbable depuis le rejet de celle déposée par Jeremy Corbyn mi-janvier. L’autre possibilité est une décision de Theresa May de convoquer ces élections. La Première ministre prendrait le risque de perdre sa place. Mais c’est l’une des rares marges de manœuvre qui lui restent pour sortir de l’impasse, si elle souhaite éviter un «no deal» et alors qu’elle est opposée à un second référendum. De nouvelles élections signifieraient un report de la date du Brexit.

    F. Z. T. avec AFP

     

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