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    Entreprises

    Le Cotef transformé en zone industrielle

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5425 Le 04/01/2019 | Partager
    El Azami mise sur l’appui d’Elalamy pour concrétiser le projet
    Le terrain de l’ex-fleuron du textile décrété d’utilité publique
    Le Chef du gouvernement a décidé son expropriation
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    Le foncier du Complexe textile de Fès (Cotef) sera exproprié et mis à la disposition des Domaines de l’Etat. Ce, en vue d’y aménager une zone industrielle au sein de la plateforme Sidi Brahim (Ph. L’Economiste)

    Le Cotef sera enfin transformé en zone industrielle (ZI). «Un véritable cadeau de fin d’année» ainsi que l’annonce Driss El Azami El Idrissi, maire de Fès, muni du décret 2.18.636, daté du 25 décembre 2018, et portant sur «l’annonce du terrain du Cotef d’utilité publique».

    Paru dans le Bulletin officiel (BO) du 31 décembre 2018, le décret en question vise l’expropriation de trois parcelles de terrain (Cotef1, Cotef 2 et Cotef) qui représentent respectivement une superficie de 8.385, 24.775, et 118.925m2, soit un total de 15,2 ha.

    Le foncier de l’ex-fleuron du textile passera ainsi sous la propriété des Domaines de l’Etat, en vue d’y aménager une nouvelle ZI (au quartier Sidi Brahim). Selon les termes du décret, cette décision intervient après un diagnostic administratif direct réalisé entre le 31 janvier et le 2 avril 2018. Elle émane d’une proposition du ministre des Finances et après consultation du ministre de l’Intérieur.

    Paraphé par Saâdeddine El Othmani et Mohamed Benchaâboun, le décret a pris acte dès sa publication au BO le 31 décembre dernier. «Il est demandé au ministre des Finances et au directeur des Domaines de l’Etat d’appliquer, pour chacun, la mission qui lui incombe dans le cadre de ce projet», stipule l’article 4 du décret. Pour aller vite, il va falloir désigner un aménageur pour la future ZI. A ce propos, El Azami compte énormément sur l’appui de Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie.

    Pour le maire, «l’essentiel est que l’expropriation du terrain et la mise à la disponibilité des Domaines de l’Etat est décrétée». En plus de la partie administrative, un benchmark sur la réalisation d’une ZI moderne s’impose. Il devrait être lancé dans les plus brefs délais. Ce, en vue de déterminer le modèle de ZI à suivre. «Quitte même à déployer des plateaux industriels prêts à louer», propose un opérateur.

    Selon lui, «l’aménagement d’une nouvelle plateforme industrielle redonnerait de la visibilité aux investisseurs potentiels». Elle mettrait fin à «l’anarchie qui sévissait dans le Cotef laissé à l’abandon depuis 2006» (cf. L’Economiste du 20/12/2018). Pour rappel, il y a tout juste deux ans, le maire intervenait pour l’interdiction de la vente aux enchères de l’ancien complexe de textile de Fès (Cotef). «C’était in extremis», dit-il affirmant que cette unité doit garder son aspect industriel.

    Pour y parvenir, le président du Conseil communal a interpellé le Chef de l’exécutif lors de sa dernière visite, en novembre, à Fès. Il fallait trouver une solution pour l’ex-entreprise de textile qui tombe en ruine. Longtemps squatté par de sombres individus, l’endroit dérange et inquiète le voisinage.

    Sise au cœur du quartier industriel de Sidi Brahim, l’usine s’étale sur plus de 152.000m2. La surface couverte est de 55.000 m2. Le site bénéficie d’un positionnement géographique privilégié puisqu’il est situé en plein centre-ville, il est également à proximité du réseau autoroutier et d’une fréquence quotidienne de vols aériens internationaux.

    Triste histoire

    Tombée dans l’oubli après son arrêt en 2005, l’ancienne unité, fleuron de l’industrie textile dans les années 1980, ne peut laisser personne indifférent. Le Cotef refait parler de lui en 2009 à cause d’un incendie qui a ravagé ses bâtiments. Rappelons que l’entreprise avait procédé au licenciement de quelque 502 ouvriers dans le cadre d’un programme de restructuration, en septembre 2005. En juillet 2006, et après plusieurs mois de tourmente, l’espoir de relancer l’activité du complexe se profilait. Mais rapidement, l’idée a été abandonnée. L’éventualité d’une liquidation judiciaire causait de multiples angoisses au personnel. Pourtant, les représentants du personnel gardaient le moral. Ils demandaient aussi, dans le cadre de la 2e phase de restructuration de l’entreprise, aux responsables d’adopter la solution du départ volontaire avec indemnisation et non un départ obligatoire. Finalement, l’unité a fermé ses portes avant d’être envahie par les vagabonds et les pilleurs, au vu et au su de tout le monde.

    Parc industriel et zone franche… aussi

    L’année 2019 sera celle de la relance industrielle de la capitale spirituelle. Outre l’aménagement d’une ZI sur le foncier du Cotef, les opérateurs s’accordent sur la nécessité d’aménager une zone franche, «comme promis par le ministre de l’Industrie».
    Pour eux, celle-ci favoriserait les activités de transport. En attendant, le projet du parc industriel d’Aïn Cheggag (PIAC) se vend bien. Aménagé par la société Al Omrane, il mobilise un investissement de 146,5 millions de DH, près de 80% des lots de ce parc, proposés à 250 DH/ m2, ont été commercialisés. Signalons que le PIAC sera réalisé en 3 phases. Doté d’une superficie de 89,5 ha, ce parc est dédié aux activités de la filière du cuir. Il se veut comme projet pilote pour le secteur.

    Youness SAAD ALAMI

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