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    Tanger: Un réveillon en demi-teinte

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5424 Le 03/01/2019 | Partager
    Une affluence plutôt moyenne pour les fêtes de fin d’année
    Changement de segmentation vers la clientèle corporate
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    Un réveillon plutôt moyen pour le secteur hôtelier tangérois, plus servi par le secteur industriel et la clientèle corporate, moins par les touristes attirés par la plage et l’animation (Ph. Adam)

    Les fêtes de fin d’année ont permis de découvrir le véritable visage du tourisme à Tanger. Selon plusieurs professionnels, le réveillon a connu  une affluence plutôt moyenne, avec une clientèle composée en majorité de touristes nationaux.

    Tanger n’attire plus autant durant les fêtes de fin d’année. Elle est concurrencée par d’autres destinations comme Marrakech, qui offrent, outre un climat plus accueillant, des formules plus étoffées en animation. Pour les hôteliers, cela pose un sérieux dilemme face à l’organisation de la soirée du réveillon.

    «Si certains y mettent le paquet, surtout les grands hôtels, de plus en plus d’opérateurs préfèrent ne pas s’y aventurer, d’autant que les conditions de rentabilisation ne sont pas toujours garanties», note un opérateur. Se pose aussi le souci de la concurrence plus fréquente des restaurants et autres lieux branchés qui, depuis quelque temps, ont sauté sur l’affaire et proposent des soirées avec animation, à moindre prix. Mais dans ce cas, la clientèle visée reste essentiellement locale.

    D’un autre côté, si le réveillon n’a plus la cote d’avant, la responsabilité incombe au profil du touriste tangérois, qui a subi une profonde mutation. Ce visiteur était autrefois séduit par les plages et par l’ambiance de la ville. Actuellement, la catégorie «corporate» acquiert une proportion de plus en plus grande, avec des hommes d’affaires attirés par les opportunités de business qu’offre le tissu industriel de la ville et de ses environs.

    Les statistiques officielles ne permettent pas de faire le tri. Certains estiment, cependant, que l’homme d’affaires et les visiteurs liés aux secteurs économiques de la ville représentent entre 20 et 30% du nombre de touristes de Tanger, dans une tendance qui rappelle celle de Casablanca.

    Parmi les secteurs, l’automobile fait partie des plus actifs. Or, la branche se met en mode veilleuse la dernière semaine de décembre, pour ne reprendre qu’au bout de la première semaine de janvier, surtout en Espagne.

    Ce phénomène est aussi relevé durant les vacances de Pâques en avril, et même en été, avec un nombre de touristes internationaux charmés par la ville et ses plages en baisse, compensé par celui des touristes d’affaires. Ce changement de segmentation a démarré il y a une demi-douzaine d’années, mais il semble s’accélérer, selon les opérateurs.

    Toutefois, il existe une bonne nouvelle: celle de l’étalement progressif des arrivées et des nuitées, avec une réduction des différences entre haute et basse saison. Ceci avec la clientèle des Corporate, réputée pour être dépensière et à plus forte valeur ajoutée.

    De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

     

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