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    Le groupe CMI s’affirme dans l’écosystème OCP

    Par Abashi SHAMAMBA | Edition N°:5418 Le 24/12/2018 | Partager
    Un contrat de solutions environnementales de 45 millions d’euros
    La filiale marocaine, un centre d’expertise pour les marchés africains
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    «On ne peut pas prétendre servir les clients depuis le siège du groupe; il faut se rapprocher d’eux». C’est cette philosophie qui avait poussé l’état major du groupe belge à Seraing de tracer les contours de sa présence sur le continent africain. Trois pays ont été identifiés comme des hubs: le Maroc, la Côte d’Ivoire et le Kenya. Le Maroc par sa proximité avec l’Europe et sa stratégie économique africaine, le Kenya par sa position de porte d’entrée sur les marchés anglophones et la Côte d’Ivoire, par son statut de locomotive des marchés francophones en Afrique de l’ouest

    CMI Maroc, filiale du groupe CMI est implantée au Maroc depuis 2013. Un an et demi après, sa maison mère a procédé à l’acquisition de deux PME locales opérant dans l’énergie thermique, hydro-électrique et la maintenance industrielle. L’objectif de ces acquisitions calquées sur ses métiers déclinés au Maroc, était de «renforcer la valeur ajoutée locale mais aussi, d’accroître sa capacité de projeter dans la sous région, au Maghreb», assure le directeur général de CMI Maroc, Alykhan Kassam.

    Ce qui est certain, c’est qu’elles ont permis de réduire le temps de maîtrise du marché marocain. Et les résultats ne se sont pas fait attendre, la société ayant réussi à se positionner auprès de grands comptes. Chez Taqa Morocco à Jorf Lasfar, elle assure la maintenance des installations des centrales électriques. C’est un gros contrat qui occupe pour l’instant presque 70% de ses effectifs.

    Pour les centrales de Midelt, CMI Maroc espère fournir des récepteurs solaires, une des spécialités de sa maison-mère qui vient de remporter un gigantesque contrat de 3 milliards d’euros aux Emirats Arabes Unis. A l’ONEE, la société convoite l’énorme marché de l’entretien des barrages pour lequel l’Office a lancé des appels d’offres.

    Pour l’instant, c’est celui sur le barrage de Belouidane qui mobilise ses équipes. «Le fait de concourir à ces types de marchés à fort contenu technologique est stratégique car cela nous permettra de monter sur la chaîne de valeur», insiste son directeur général.

    En plus de sa filiale, CMI a créé avec son compatriote Prayon, partenaire historique de l’OCP, une joint-venture détenue à parité, Praytech Maroc. Elle est co-gérée par les deux partenaires et emploie une centaine de personnes. Au total, entre les deux entités, le nombre d’emplois créés par le groupe CMI s’élève à 250 personnes (en intégrant les intérimaires) pour un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros. Ces deux entreprises sont plus ou moins de taille équivalente.

    Du Maroc, CMI veut faire de sa filiale un centre de  compétences capable de se projeter sur des marchés où il est présent. C’est ainsi que ses techniciens de soudage (des marocains, insiste la direction) sont intervenus en Nouvelle Calédonie pour réparer les installations électriques endommagées par la tempête qui s’était abattue sur ce territoire…Il y a quelques semaines, une autre équipe a été dépêchée à Abidjan pour assurer l’entretien d’une centrale électrique.

    Avec Masen, elle vient de conclure un partenariat qui porte sur des sujets structurels, notamment la recherche.

    Le partenariat avec le groupe OCP est de loin, le plus gros contrat conclu à ce jour par le groupe CMI au Maroc. Un vrai jackpot de 45 millions d’euros. Le marché consiste à apporter des solutions technologiques aux sites industriels de l’OCP à Safi pour réduire les émissions des gaz fluorés. CMI Maroc y interviendra en association avec sa sœur, CMI Environnement.

    La société va assurer la réhabilitation et l’entretien des filtres que le groupe belge Prayon a livrés à l’OCP (qui est aussi son partenaire dans une joint venture) pour une durée de 6 ans. Des équipes entières y sont dédiées en permanence. Ce contrat permet à l’entreprise de s’intégrer de manière durable dans l’écosystème du groupe OCP.

    Fondé il y a 200 ans par l’ingénieur britannique John Cockerill, CMI conçoit, intègre, modernise et entretient des équipements pour l’énergie, la défense, la sidérurgie, l’environnement et l’industrie. Fort de plus de 200 ans de succès commerciaux, CMI affiche un chiffre d’affaires de l’ordre du milliard d’euros et compte 6.000 collaborateurs.

    A.S.

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