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    Economie

    Retraite des fonctionnaires: Le taux marginal de cotisation en janvier

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5416 Le 20/12/2018 | Partager
    Hausse d'un point de la part supportée par le salarié
    L'âge de départ à la retraite sera à 61,5 ans l'année prochaine

    Voilà un changement qui ne risque pas d'être du goût des fonctionnaires. A partir de janvier 2019, ils cotiseront plus à la Caisse marocaine des retraites: 14 contre 13% actuellement. Cette hausse est prévue par la réforme paramétrique mise en place en août 2016. 

    Cette «ponction» sur les salaires intervient à un moment où les rapports entre le gouvernement et les syndicats sont glaciaux. Les deux parties  n'arrivent pas à se mettre d'accord sur les mesures d'amélioration des revenus.

    L’augmentation des cotisations a été étalée sur 4 ans avec comme objectif de passer à 28% en 2019. L’effort est partagé à part égale entre l’Etat et les fonctionnaires. Il s'agit donc de la dernière revalorisation des cotisations prévues par la réforme.  
    Des changements interviendront aussi par rapport à l'âge de départ à la retraite et l'assiette de cotisation. Le premier tend progressivement vers 63 ans. L'année prochaine, les fonctionnaires quitteront à 61,5 ans.

    A moins d'être retenu puisque la loi offre la possibilité d’une prolongation en cas de nécessité de service: 2 ans renouvelables une fois. Exceptionnellement, le renouvellement peut être accordé deux fois pour les enseignants-chercheurs. Pour cette catégorie, l’âge légal de départ à la retraite est fixé à 65 ans comme c’est le cas aussi pour les ambassadeurs. Le report de l'âge de départ à la retraite a permis de  lisser la vague des départs sur plusieurs années. D'ici 2021, l'administration publique se prépare à se séparer de 49.845 personnes.

    Le deuxième changement vise l'assiette de cotisation et permettra de réduire la générosité du régime en l'alignant sur la norme adoptée par la plupart des régimes de retraite. L’assiette de liquidation des pensions retenue est la moyenne des salaires des 96 derniers mois. Mais cette évolution se fera sur  4 années.

    En 2019, la liquidation de la pension se basera sur la moyenne des salaires des 72 derniers mois avant le départ à la retraite.  Ce n'est qu'en 2020 que l'assiette des cotisations connaîtra les derniers changements avec le passage à la moyenne des salaires des 96 derniers mois.

    Cette réforme, intervenue avec beaucoup de retard comme cela a été souligné par la Cour des comptes, a permis de franchir un petit pas dans la convergence avec le Régime collectif d'allocation de retraite (RCAR). Elle accorde aussi un répit de quelques années à la CMR en repoussant la date de l'épuisement des réserves de quelques années et a permis de réduire la dette à long terme de près de moitié: 53,3% à l’horizon 2066 date à laquelle il s’établirait à 344,58 milliards de DH. Cette année, le déficit technique a été limité à 7 milliards de DH alors qu'il aurait pu s'élever à 12 milliards de DH si rien n'avait été entrepris.

    Une deuxième phase de la réforme est prévue. Celle qui préconise le regroupement de tous les régimes de retraite du secteur public. Son architecture tournerait autour d’une retraite de base à prestations définies et une complémentaire plafonnée obligatoire gérée par capitalisation. Un troisième pilier facultatif pour améliorer le taux de remplacement viendrait compléter le dispositif.

    Le régime CMR en chiffres

    • Cotisants: 662.617  
    • Bénéficiaires: 358.438 dont 73%
    • de retraités
    • Contributions salariales et patronales: 18,6 milliards de DH
    • Prestations servies: 24,29 milliards de DH
    • Pension moyenne: 10.126 DH contre un maximum de 4.200 à la CNSS

    (Source: CMR)

    Khadija MASMOUDI

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