Economie

Gratuité de l’enseignement: Amzazi rassure

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5359 Le 27/09/2018 | Partager
Rien n’a encore été décidé sur la contribution des familles
Généralisation des cantines et des internats dans toutes les communes d’ici 2024
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Pour augmenter l’attrait des filières de la formation professionnelle, Saaid Amzazi veut jouer sur le levier des bourses (Ph. Bziouat)

Saaid Amzazi a cherché à éluder la discussion autour du projet de loi-cadre relatif à l’enseignement, particulièrement sur le volet de la contribution financière des familles, lors du Forum de la MAP d’hier. Pour le ministre de l’Education nationale, «aujourd’hui, le débat est précoce».

Le texte est programmé au niveau de la Commission de l’enseignement et la culture de la Chambre des représentants pour le 16 octobre prochain, soit quatre jours après l’inauguration de la session d’automne du Parlement par le Souverain. Il s’est contenté de rappeler que «nous aurons l’occasion de discuter avec les députés le projet de loi-cadre article par article».

L’un des articles impose le paiement du droit d’enregistrement aux  «familles aisées», sans en préciser ni les modalités ni le niveau de revenu à partir duquel une famille en sera exemptée. Une disposition prévoit de diversifier les ressources de financement. «Au cours de l’enseignement obligatoire, personne ne payera. En tout cas, les parlementaires auront le temps d’apporter les amendements qu’ils auront décidé», a rappelé le ministre sans plus de détail. Mais, il sait qu’ils l’attendent de pied ferme sur la question de la fin de la gratuité dans l’enseignement public.

Saaid Amzazi a abordé un des facteurs qui pèsent sur le secteur qu’est l’appui social. Ainsi, il considère que l’amélioration des mécanismes du ciblage, l’élargissement de la base des bénéficiaires ainsi qu’une meilleure qualité de ce soutien impacteront positivement la scolarité des enfants.

En effet, le programme Tayssir, qui avait démarré en 2008 avec 87.795 élèves en touche actuellement 706.359. Idem pour le nombre des communes ciblées qui est passé de 132 à 434. Le ministère de tutelle a évalué l’impact du programme. Ses résultats sont encourageants: plus de 57% de réduction du taux d’abandon scolaire et une augmentation de 37% de réinscriptions des décrocheurs.

Une action sur les cantines et les internats scolaires consiste à augmenter la valeur journalière allouée au profit de 1,443 million d’élèves pour un coût supplémentaire de 530 millions de DH, soit une enveloppe globale de 1,475 milliard de DH. Le ministère s’est donné un délai allant à 2024 pour couvrir la globalité des communes en les dotant de cantines et d’internats.

L’offre scolaire primaire et collégiale sera également renforcée dans le monde rural avec la construction de 150 nouvelles écoles communautaires à l’horizon 2021-2022. Le transport scolaire est également repris en main, avec la hausse du nombre des bénéficiaires.

Aujourd’hui, 193.000 élèves en profitent. L’objectif est d’atteindre 325.000 bénéficiaires à l’horizon 2021. Cet effort sera réalisé en partenariat entre les Académies régionales d’éducation formation, les collectivités territoriales et les acteurs locaux.Les services sociaux mis à la disposition des étudiants ne sont pas en reste.

Ainsi, les capacités d’accueil seront renforcées par la construction de 4 cités universitaires et de 2 annexes dans des cités existantes. Cela se traduit par la création de 4.900 lits supplémentaires. A cela s’ajoute l’aménagement de 6 nouveaux restaurants universitaires. Idem pour la Formation professionnelle qui verra ses capacités d’accueil renforcées, via la construction de 8 internats et cantines ainsi que la création de 1.200 lits supplémentaires.

Pour augmenter l’attrait des filières de la formation professionnelle, Saaid Amzazi veut jouer sur le levier des bourses. Si la saison passée, à peine 10.000 étudiants en ont profité, cette année, il compte atteindre le chiffre de 60.000 avant d’atteindre à terme 100.000. Une manière d’encourager les étudiants à opter pour ces filières de formation. Mais, cela ne suffit pas.

 

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