Economie

Comment l'INDH veut monter en puissance

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5355 Le 21/09/2018 | Partager
Différents programmes pour résorber les déficits et l’exclusion sociale
Nouvelle organisation en projet
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Les projets et activités génératrices de revenus, lancés dans le cadre de l’INDH depuis 2005, ont permis de favoriser l’autonomisation de jeunes sans emplois et des femmes en situation difficile. Après la résorption des déficits, la 3e phase ambitionne à franchir un nouveau palier en visant à «garantir la dignité et à donner espoir» (Ph. Bziouat)

Avec le lancement de la 3e phase, l’Initiative nationale de développement humain (INDH) négocie un nouveau virage. Les quatre programmes autour desquels s’articule la nouvelle stratégie visent essentiellement à «garantir la dignité et à donner espoir». L’idée est de capitaliser sur les acquis des deux premières phases.

Ces dernières, étalées sur la période 2005-2017, avaient mobilisé 43 milliards de DH, dont 28 milliards financés par l’INDH. Durant cette période, la priorité était donnée à la lutte contre la pauvreté en milieu rural, la lutte contre l’exclusion sociale en milieu urbain, la lutte contre la précarité, le renforcement des infrastructures et des services de base…

Aujourd’hui, il s’agit de passer au niveau supérieur, en mettant l’accent sur la promotion du capital humain, le soutien des catégories d’initiatives génératrices de revenus et d’emplois. Lors des deux précédentes phases, plusieurs jeunes sans emploi, des femmes en situation de précarité avaient bénéficié de soutien pour lancer des projets, favorisant leur autonomisation et le renforcement de leurs capacités.

Exclusion sociale

Selon les données présentées par Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, lors de l’audience royale, les différents programmes lancés depuis 2005 ont permis de résorber le déficit dans différentes zones du pays. Par exemple, les projets de lutte contre la pauvreté en milieu rural ont touché 43 collectivités territoriales durant la 1re phase, puis 702 durant la 2e.

Idem pour les programmes de réhabilitation territoriale, ayant concerné plus de 3.300 douars et 22 provinces. La lutte contre l’exclusion sociale en milieu urbain a couvert 264 quartiers durant la 1re phase et 532 dans la 2e.

Le renforcement de l’efficience de l’intervention de l’INDH durant la prochaine période passera par la réorganisation de son mode de gouvernance. Le ministère de l’Intérieur se penchera sur l’harmonisation des programmes avec la nouvelle architecture territoriale, après la mise en marche de la régionalisation avancée. Les comités, au niveau local, provincial et régional, auront de nouveaux rôles à jouer dans l’implémentation de la 3e phase.

 

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