Société

Choléra: La santé publique rassure enfin!

Par Nadia DREF | Edition N°:5339 Le 29/08/2018 | Partager
Aucun cas détecté à ce jour
Surveillance renforcée aux frontières, relèvement de la vigilance épidémiologique… le détail du plan d’urgence
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Un dispositif de contrôle sanitaire est mis en place au niveau des frontières, en particulier à l’aéroport Mohammed V où le transit est important. Dans une circulaire adressée aux départements concernés, le ministre exhorte ses équipes à assurer la sensibilisation des voyageurs à destination des pays touchés quant aux moyens de prévention et aux signes de la maladie (Ph. Jarfi)

Le ministère de la Santé réagit enfin suite à la prolifération de l’épidémie de choléra en Algérie. «Aucun cas de choléra n’a été enregistré au Maroc», tient à préciser le département de Anass Doukkali (PPS) dans un communiqué publié hier mardi. La tutelle s’engage à informer l’opinion publique de tout développement dans les jours qui viennent.

«Il ne faut pas céder à la psychose! La prévalence de cas de choléra au Maroc est fort improbable car nous sommes loin des foyers contaminés», explique une source au ministère. Et d’ajouter sur un ton rassurant: «Les régions touchées en Algérie sont loin de nos frontières».  

Toutefois, la prévention reste de mise. Le département de Doukkali annonce avoir pris une série de mesures anticipatives et préventives pour éviter toute éventuelle apparition de l’épidémie. Un dispositif de contrôle sanitaire est mis en place au niveau des frontières, en particulier à l’aéroport de Casablanca où le transit (vols en correspondance) est important.

Sont particulièrement ciblés les passagers en provenance de certains pays où des cas de choléra ont été signalés (Algérie, Niger, Cameroun, Chili…). S’y ajoute le renforcement des dispositifs de surveillance et de vigilance épidémiologique sentinelle des gastro-entérites aiguës et des toxi-infections alimentaires. 

Ces mesures d’urgence portent aussi sur l’appui aux laboratoires hospitaliers dans l’investigation microbiologique et le déploiement d’un stock de médicaments et d’équipements nécessaires pour le traitement des cas de maladie. Le ministère de la Santé met également à la disposition de la population un numéro de téléphone (0801004747) pour plus d’informations.

Il est opérationnel 7j/7 et 24h/24. Le ministère affirme également qu’il coordonne ses efforts avec les différents départements gouvernementaux concernés (Intérieur, ONSSA, ONEE branche eau)… Objectif: renforcer le dispositif de sécurité sanitaire des produits alimentaires, de l’eau potable et du réseau d’assainissement.

La tutelle tient à préciser qu’aucun cas de choléra n’a été détecté dans le Royaume depuis 1997. Cette situation est attribuée à la mise en œuvre du Programme national de lutte contre les maladies à transmission hydrique et aux progrès importants réalisés dans les domaines de l’approvisionnement en eau potable et de l’assainissement liquide.

En dépit de l’éradication de cette affection, les craintes ont été ravivées suite à la déclaration de l’épidémie de choléra en Algérie qui a coûté la vie à deux personnes et touchées 56 autres sur 161 cas hospitalisées depuis le 7 août. Même si le nombre de cas hospitalisés a diminué, compte tenu de la période d’incubation qui peut aller jusqu’à une semaine, le dispositif de surveillance est maintenu à tous les niveaux, précise le ministère algérien de la Santé. Le Niger n’est pas épargné.

La maladie y sévit depuis début juillet dernier dans la région de Maradi. Bilan provisoire: 31 décès sur 1.814 cas déclarés. Et ce n’est pas fini, la saison des pluies (juin-septembre) est propice à la propagation de cette maladie épidémique. Le Cameroun en souffre également depuis six mois.

En Amérique du Sud, le gouvernement chilien a confirmé, vendredi dernier, l’existence d’un foyer de choléra à Santiago, capitale du pays, après la confirmation de sept cas au cours des deux derniers mois.

Symptômes à surveiller

Le choléra est une maladie bactérienne transmise par l’eau provoquant de fortes diarrhées (plusieurs litres par jour), des vomissements et de l’angoisse. Ces troubles digestifs majeurs provoquent une fatigue importante, une soif intense et des crampes musculaires traduisant la déshydratation massive en plus de l’hypothermie. La contamination se fait par contact direct avec les malades (mains, linges, cadavres…) et par l’utilisation d’eau ou d’aliments contaminés.

 

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