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    Economie

    Des révolutions en préparation à l’université publique!

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5329 Le 06/08/2018 | Partager
    Des contrats signés avec le ministère et un transfert de pouvoirs
    Lancement de spécialités dès la 1re année dans les facs à accès ouvert
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    Saaïd Amzazi, ministre de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique: «Les présidents d’université bénéficieront de tous les pouvoirs leur permettant de gérer leurs institutions dans les meilleures conditions possibles» (Ph. MEN)

    Ce qui était inimaginable il y a quelques années pourrait bientôt devenir réalité. Les universités publiques, longtemps handicapées par leur faible autonomie vis-à-vis de leur tutelle, devraient bientôt bénéficier d’un transfert de pouvoirs. Il sera question de contrats qui seront signés avec le ministère, où tous les engagements seront précisés.

    Et ce n’est pas tout. Côté offre de formation, des spécialisations seront ouvertes, pour la première fois, dès la 1re année des licences fondamentales. Le ministre de l’Education nationale, Saaïd Amzazi, tient à ancrer un nouveau style dans le secteur. Pour la rentrée de septembre, il nous révèle, en avant-première, ses projets.

    - L’Economiste: Des réformes sont-elles prévues pour la prochaine rentrée universitaire?
    - Saaïd Amzazi:
    Sur le plan académique, nous lançons un grand chantier au niveau des facultés à accès ouvert, c'est-à-dire, celles de droit, des lettres et des sciences. Nous profiterons de la réaccréditation des filières fondamentales l’an prochain pour pouvoir ouvrir ce chantier. L’offre sera diversifiée. Au lieu de filières tubulaires, comme dans les facultés de droit, où nous n’avons que trois parcours: droit en arabe, droit en français et économie, nous ouvrirons des spécialisations dès la première année. Nous veillerons, également, à doter nos étudiants de plus de compétences transversales. Des modules seront intégrés dans ce sens. La réforme de filières s’opérera pendant le premier trimestre pour que tout soit prêt pour la rentrée 2019-2020. Nous procéderons, par ailleurs, à une orientation active des nouveaux bacheliers. 

    - Les universités auront-elles droit à plus d’autonomie?
    - Sur le plan de la gouvernance, nous envisageons justement de revoir le rapport entre l’université et le ministère. Nous mettrons en place une véritable contractualisation, avec des engagements sur des indicateurs de performance clairs. Les présidents d’université, pour leur part, bénéficieront de tous les pouvoirs leur permettant de gérer leurs institutions dans les meilleures conditions possibles.

    - Pourront-ils, par exemple, recruter sans passer par le ministère?
    - Absolument. Certains pouvoirs seront délégués du ministre aux présidents d’université, pour qu’ils puissent embaucher dans le cadre de contractualisation, ouvrir des concours eux-mêmes… c’est un grand chantier.

    - Des nouveautés en matière de gestion de la rentrée?
    - C’est une première cette année, nous avons lancé les inscriptions pendant le mois de juillet pour tous les cycles. La rentrée effective aura lieu en septembre. Nous avons fixé le lundi 10 septembre comme premier jour de démarrage des cours au niveau des amphithéâtres. C’était prévu ainsi l’an dernier, mais il y a eu un petit flottement. Les emplois du temps ont déjà été distribués aux enseignants, d’ici septembre nous aurons terminé 90% des concours, tout le monde sera donc prêt.
    Autre nouveauté, l’accueil des nouveaux bacheliers, qui aura lieu le 5 septembre. Des journées portes ouvertes seront organisées afin de leur faire découvrir l’université, et leur permettre d’échanger avec leurs enseignants, doyens, chefs de filières…

    -  C’est donc une nouvelle mentalité qui sera insufflée à l’université publique?   
    - En effet, nous sommes en train d’ancrer un nouveau style. Auparavant, les étudiants ne revenaient pas après les vacances. Du coup, les professeurs, non plus, ne suivaient pas. Aujourd’hui, tout le monde devrait reprendre le 1er septembre, pour que le deuxième lundi du mois nous puissions réellement commencer les cours.
    Nous avons, également, établi un calendrier des semaines pour toute l’année, pour disposer d’une véritable année académique. C'est-à-dire, 16 semaines pour la session d’automne, et pareil pour celle du printemps. Il en va de la crédibilité et de la valeur du diplôme. Car si nous n’effectuons que 10 semaines, ce sont des volumes horaires en moins, et forcément, des contenus en moins.

    Les bourses servies dès début septembre

    Pour bénéficier de leur bourse, les étudiants doivent généralement attendre jusqu’en décembre, c'est-à-dire, près de trois mois après la rentrée. Saaïd Amzazi s’engage à débloquer les bourses dès début septembre. «Il est important de considérer la dimension sociale des étudiants, surtout ceux qui se déplacent d’autres villes pour rejoindre l’université», insiste-t-il. Pour rappel, la bourse d’études, dont le budget s’élève à 1,8 milliard de DH, profite à 360.000 bénéficiaires. Cela représente près de 43% des étudiants des universités publiques.
    Le ministre s’engage, aussi, à ce que les cités ouvrent leurs portes début septembre. Pareil pour les restaurants universitaires, qui ne démarrent généralement leur service que vers la mi-octobre. Amzazi promet, en outre, de nouvelles dispositions encourageant les étudiants à adhérer à l’AMO. Aujourd’hui, moins de 10% des effectifs ciblés y adhèrent.

    Propos recueillis par Ahlam NAZIH

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