Spécial Auto

Auto-partage: BMW et Daimler font front commun

Par Omar KETTANI | Edition N°:5247 Le 09/04/2018 | Partager
Une utilisation des transports plus écologique
Une plateforme pour concurrencer Uber et Didi

Devenir les pionniers dans les services de mobilité innovants. Tel est l’objectif de l’accord conclu mercredi 28 mars entre les géants automobiles allemands BMW et Daimler AG. À cet effet, les deux constructeurs ont décidé de conjuguer leurs efforts pour offrir des moyens de locomotion durables.

Optant pour un nouveau modèle économique qui se décline via un mode opératoire commercial commun entre les concurrents, cette fusion s’articulera autour de 5 volets importants: la mobilité à la demande et multimodale, l’auto-partage, les VTC (véhicules de tourisme avec chauffeur), le stationnement ou encore le chargement.

L’auto-partage est, rappelons-le, un service exploité par une entreprise privée, une entreprise publique, une association ou un groupement d’individus visant à mettre en location de courte durée un véhicule peu utilisé. Dans son fonctionnement, ce système de location peut être opéré sous différentes formes. Il peut fonctionner «en boucle»,  entre particuliers et en libre-service.

Pour le fonctionnement en boucle, les voitures sont associées à une zone d’auto-partage fixe où les véhicules loués doivent être restitués à leur place de départ. Pour pouvoir en bénéficier, le client doit commander le véhicule désiré en mentionnant le type de voiture, la durée et le lieu de récupération. Le fonctionnement entre particuliers passe par une bonne entente entre le propriétaire et le bénéficiaire au niveau des modalités de possession et de restitution.

Quant au fonctionnement de l’auto-partage en libre-service, il a l’avantage d’être une offre peu contraignante. Il ne nécessite aucune réservation et offre la possibilité au locataire de récupérer une voiture dans les lieux indiqués par une application ou un site internet dédié. Autres caractéristiques majeures de ce système de location, le partage financier des frais inhérents à l’entretien du véhicule (assurance, réparation notamment), la réduction des voitures et la fluidité du trafic routier.

Dans ce cadre-là, BMW et Daimler enregistrent près de 20.000 unités et 4 millions de bénéficiaires. Par le biais de cette opération, les constructeurs visent à réduire le nombre de voitures dans les villes en favorisant leur meilleure utilisation. «Nous souhaitons combiner notre expertise et notre expérience pour développer un écosystème pour une mobilité urbaine durable unique», affirme Dieter Zetsche, président du conseil de gestion de Daimler AG et responsable des voitures Mercedes Benz.

Les deux géants ne s’arrêteront pas en si bon chemin.  Ils envisagent notamment de créer un service de mobilité à la demande et multimodal, qui se caractérise par une connectivité intelligente entre les différentes offres existantes. Le secteur des VTC (véhicules de tourisme avec chauffeur) n’est pas en reste.

Désirant concurrencer l’américain Uber et le chinois Didi, les deux firmes projettent de mettre en place une plateforme visant à faciliter la commande de taxis. Cette plateforme regroupera pas moins de 140.000 chauffeurs et 13 millions d’utilisateurs. Une fois créée, la co-entreprise proposera, parallèlement aux services précités, une plateforme destinée à payer des places de parking.

Elle réduira le temps et les montants appliqués pour les conducteurs cherchant une place de parking. Pour les voitures électriques, près de 143.000 points de recharge seront mis en place à travers le monde. Cette nouvelle forme de commerce aura des effets positifs sur l’activité de BMW et Daimler AG. Elle leur permettra de réajuster la voie de la co-entreprise et de s’inscrire sur les moyens de mobilité du futur.

 

 

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