Société

Coupe du monde: L'appui décisif des pays africains

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5114 Le 27/09/2017 | Partager
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«Le contexte d’il y a 5 ans n'existe plus. Même si la présentation de la candidature de 2010 a échoué, nous avons continué à réaliser les projets, les stades,…», tient à préciser Fouzi Lakjaâ, président de la FRMF (Ph. Bziouat)

C'est avec une nouvelle vision  et des «arguments solides» que le Maroc présente sa candidature à l'organisation de la Coupe du monde de 2026. «Aujourd’hui, nous avons une offre très importante et qui a beaucoup de sens», explique dans cet entretien Fouzi Lakjaâ. Selon lui, les dirigeants du football mondial «savent que le Maroc est un pays du continent qui peut permettre d’établir des passerelles entre l’Afrique et l’Europe».

- L’Economiste: Après le dépôt de la candidature du Maroc pour accueillir la Coupe du monde de football en 2026, quelle est la prochaine étape?
- Fouzi Lakjaâ:
Nous devons confirmer la manifestation d’intention adressée en août à la FIFA. Nous devons acter notre engagement formel définitif. Des documents signés par le chef du gouvernement, le ministre de la Jeunesse et des Sports ainsi que par les responsables des villes hôtes de cette manifestation planétaire doivent être adressés à la FIFA avant le 15 octobre. Toutes ces démarches sont en cours de préparation.

- Quels sont les arguments pour convaincre?
- Sur les 25 éditions de la Coupe du monde, en effectuant une division arithmétique par le nombre de continents, l’Afrique devait en organiser 5. En fait, elle n’en a accueilli qu’une seule. Dans une logique de rotation, c’est au tour de l’Afrique. Si nous ratons cette opportunité, il faudra attendre encore 30 ans. A ce moment-là, il vaut mieux changer l’article 1 du règlement de la FIFA pour dire que la Coupe du monde est organisée entre l’Europe et l’Amérique. Dans ce cas, l’Afrique s’occupera de la CAN et de la CHAN.
- En face, vous allez affronter la candidature américaine
- Les Etats-Unis ont déjà organisé une Coupe du monde alors que le football n’y a véritablement démarré qu’en 1990. Leur accorder une deuxième édition serait de trop. De plus, ce pays va accueillir les Jeux olympiques en 2026. Les Etats-Unis ne peuvent pas devenir la capitale monopolistique du sport. Leur candidature présente aussi l’inconvénient de la très grande distance, parfois jusqu'à 14 heures de vol, entre deux villes où se disputeront des matches. Un peu comme si un groupe jouera à Casablanca et l’autre à Tokyo. Nous sommes dans une logique anti-coupe du monde, alors que le but d’une telle manifestation est le rassemblement, le brassage culturel, les lieux de rencontres, les fans-zones.
Puis, le Maroc est une candidature d’un continent. Comme le vote s'effectue par 211 pays, l’Afrique en compte 54 et l’Asie 55. Les deux continents totalisent 109 voix. Nous savons pertinemment comment ce système fonctionne. Il y a le vote et en parallèle tout ce qui se passe en coulisses. Mais cela va se clarifier au fur et à mesure.

- En parlant de la candidature de l’Afrique, vous semblez sûr de vous.
- La réunion du comité exécutif de la CAF samedi dernier à Accra, au Ghana, avait comme point à l’ordre du jour le soutien inconditionnel de la candidature du Maroc. Ce comité compte 19 membres. Il faut préciser que la candidature marocaine est l’aboutissement d’un processus qui a commencé avec la politique étrangère du Maroc en Afrique, les visites de SM le Roi, le retour du Maroc dans les instances de l’Union africaine. Il n’y a pas de parachutage. Le contexte d’il y a 5 ans n'existe plus. Même si la présentation de la candidature de 2010 a échoué, nous avons continué à réaliser les projets, les stades,… Aujourd’hui, nous avons une offre très importante et qui a beaucoup de sens. Les dirigeants du football mondial sont nos amis. Nous connaissons leurs convictions. Ils savent que le Maroc est un pays du continent qui peut permettre d’établir des passerelles entre l’Afrique et l’Europe. Ce qui donnera un charme à cette Coupe du monde dans ses aspects de fête et de rassemblement. Cela nécessite du travail, de la mobilisation pour faire aboutir ce projet.

Coupe d'Afrique des locaux 2018: Le Maroc est dans la course

La commission qui a visité le Kenya a exposé son rapport sur l’organisation de la CHAN. Ce pays ne pourra pas organiser cet événement. Les candidatures pour remplacer le Kenya sont ouvertes. Evidemment, le Maroc est dans la course.  Outre le soutien de la candidature du Royaume pour 2026, le comité exécutif de la CAF s’est penché sur la commission d’inspection de la CAN qui devra se rendre au Cameroun.  Au menu de la réunion, la validation de la constitution des commissions de la CAF, l’approbation des PV des comités exécutifs de Rabat et celui du comité d’urgence de Tanger.

Comité de soutien en cours

Un comité, regroupant des personnalités politiques, du monde des affaires et de l’art, est sur le point d’être constitué. La réflexion a été arrêtée sur deux niveaux: l’un chargé de l’aspect stratégique et l’autre du volet opérationnel. Ce dernier sera structuré en pôles dont notamment l’un consacré à l’Afrique, l’autre à l’Asie... Cette approche donnera plus de poids et de valeur pour une mobilisation autour d’un projet fédérateur qu’est l’organisation de la Coupe du monde en 2026.

Propos recueillis par
Mohamed CHAOUI

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