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    Analyse

    Tourisme: Le Maroc se cherche sur le segment du Mice

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5089 Le 18/08/2017 | Partager
    La COP22 a démontré le potentiel de la destination et sa sécurité
    Et pourrait devenir un carrefour pour l’ensemble du continent africain
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    Marrakech, capitale de l’événementiel devrait attirer au moins un méga événement par an pour remplir ses unités hôtelières. (Ph L'Economiste)

    Dans le monde, le segment du Mice (Meetings, incentives, conferencing, exhibitions) accueille chaque an 9.000 congrès. Le Maroc attire à peine 5% de ce volume. Le segment avait même connu une forte baisse durant les deux dernières années. Les raisons en sont nombreuses. D’abord, la crise économique est une période durant laquelle les entreprises serrent les budgets. Ce qui a eu pour conséquence une baisse importante des demandes sur les incentives.

    Ensuite, les amalgames de tout genre qui ont affecté la destination Maroc. «Il a fallu batailler pour reprogrammer la destination auprès des donneurs d’ordre internationaux». La COP22 et les conditions dans lesquelles la conférence a été organisée a été une réponse et un début de reprise sur ce segment. Un événement de la taille de la COP22 a permis à la destination locomotive du tourisme marocain de remplir l’ensemble de ses hôtels et d’augmenter ses prix de vente.

    De par son positionnement stratégique, le Maroc dispose de plusieurs atouts pour convoiter ce genre d’évènements. En effet, l’infrastructure hôtelière est importante, de même que toutes ses villes sont dotées d’aéroports internationaux et de connexions, de point à point. Marrakech, la ville qui truste l’essentiel de l’incentive et des congrès au Maroc dispose même de trois palais des congrès, et milite pour un centre d’exposition de 7 hectares permanent qui lui permettra d’accueillir des événements de la taille de la COP22 et pourrait devenir un carrefour pour l’ensemble du continent africain.

    La ville avait dû recourir à des chapiteaux édifiés sur la place Bab Ighli pour pouvoir abriter les travaux de ce rendez-vous planétaire. Cette démarche n'est malheureusement pas isolée. Elle est en effet courante dans les autres villes du Royaume où l'infrastructure Mice est quasi inexistante et pourtant la demande existe. Les voyagistes le confirment aussi. Il y a une demande de repérage en provenance des donneurs d’ordre internationaux. «Il faudra également prospecter de nouveaux marchés intéressés par ce segment, mais sous condition de l’existence de sièges aériens et à des prix corrects», recommandent les voyagistes de Marrakech spécialisés dans l’incentive.

    A Marrakech, capitale du Mice au Maroc, on attend pour la rentrée pas moins d’une vingtaine d’événements. D’abord, le salon Pure Life, le RDV du voyage haut de gamme où le gotha du monde du voyage de luxe se retrouve. Le Mebaa Show Morocco, le salon de l’aviation d’affaires devra rassembler 2.500 participants. Le Forum mondial de l'industrie du gaz de pétrole liquéfié a lui aussi opté pour Marrakech pour sa 30e édition. Enfin, les amateurs de techno se retrouveront à Marrakech en septembre pour la troisième édition de l’Oasis festival.

     

     

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