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    Analyse

    Climat: Les projets verts des cimentiers

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4887 Le 31/10/2016 | Partager
    Energies renouvelables, gestion et valorisation des déchets
    Réduction de l’utilisation des eaux, collecte des sacs en plastique…
    Les projets du secteur pour réduire les effets sur l’environnement
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    Les cimentiers se sont engagés depuis 2009 dans le programme d’élimination des sacs en plastique initié par les ministères de l’Intérieur et de l’Environnement avec plus de 2.000 tonnes co-incinérées auxquelles il faut ajouter la collecte (de juin à octobre) d’au moins 3.800 tonnes

    Le secteur cimentier reste parmi les rares success stories qui ont su s’adapter à l'instabilité du prix du baril tout en adoptant des démarches plus économiques et écologiques. A la veille de la COP22, qui se tiendra du 7 au 18 novembre prochain à Marrakech, les cimentiers, partenaires de cette conférence climatique, ont choisi de revenir sur les 6 grands projets qui ont permis au secteur de faire sa mue écologique. Des actions qui leur ont permis de sortir le secteur de son statut de pollueur et de devenir un acteur très actif dans la protection de l’environnement et aussi des ressources naturelles. Panorama des projets les plus emblématiques déjà réalisés et de ceux en cours que la profession ambitionne.
     ■ Energies renouvelables
    Une première mondiale en 2005 dans le secteur cimentier. Lafarge construit le premier parc éolien au Nord d’une capacité de 32 MW. Objectif: sécuriser ses sources d’approvisionnement et répondre à l’exigence environnementale puisqu’elle substitue une énergie propre à une énergie produite par combustion de charbon. Lafarge sera suivie dans ce mouvement par Ciment du Maroc, Asment… Le reste des cimentiers s’approvisionnent chez les producteurs comme Nareva et bientôt chez Akwa Power. Aujourd’hui, 30% des besoins énergétiques des cimentiers sont assurés par les énergies renouvelables et l’objectif est d’atteindre 50% en 2018.
     
    ■ Amélioration de la gestion des déchets ménagers
    Depuis 2003, l’industrie a co-incinéré 600.000 tonnes de pneus déchiquetés importés et près de 16.000 tonnes d’huiles usagées. L’incinération en cimenterie se fait à des températures allant de 1.450 à 2.000 °C et le temps de séjour des gaz, de l’ordre de 6 secondes, supérieur aux 2 secondes minimales requises pour l’élimination des déchets.
    Les cimentiers se sont engagés à investir entre 30 et 50 millions de DH par unité pour ce volet avec deux solutions: la co-incinération et la valorisation comme matière se substitution. L’élimination des déchets en cimenterie, dite aussi co-incinération par opposition à l’incinération traditionnelle, a l’avantage de réduire au niveau global les émissions atmosphériques selon le principe du remplacement, argumentent les cimentiers.
    Pour les déches industriels et ménagers et en raison de la dangerosité de quelques-uns et de l’hétérogéneité d’autres, un prétraitement est préalables. A ce jour, une première plateforme de ce genre, d’une capacité de 10.000 tonnes, est déjà opérationnelle à El Gara. Trois projets de plateformes de valorisation de déchets ménagers en combustibles alternatifs seront lancés incessamment à Rabat, Marrakech et Béni Mellal… Leur réalisation sera financée par les cimentiers. Pour aller vite, une première plateforme de valorisation, d’un investissement de 55 millions de DH, verra le jour dans la décharge d’Oum Azza à Rabat. Elle vise le traitement d’un volume de 90.000 tonnes de déchets par an, à partir du 2e semestre 2017.
     
    ■ Filière pneus et huiles usagées
    Pour les pneus, l’Association professionnelle des cimentiers met en avant l’expérience acquise dans l’élimination des pneus déchiquetés importés et se penche sur les statuts d’un GIE pour la création de cette filière. Objectif : collecter et valoriser 34.000 pneus usés par an.
    Les cimentiers souhaitent aussi créer une filière structurée pour la gestion des huiles usagées. Elle vise la récupération, la collecte, le regroupement et la valorisation de 70.000 tonnes d’huiles usagées par an.
    Rappelons que le ministère de l’Environnement prévoit l’application d’une écotaxe sur les huiles usagées dès 2017. Compte tenu de leur répartition géographique, l’offre des cimentiers présente des avantages économiques et environnementaux pour une valorisation optimale des huiles usagées, estiment les opérateurs.
     
    ■ Sacs en plastique
    C’est en 2009 que les cimentiers se sont engagés à titre volontaire dans le programme de collecte et d’élimination des sacs en plastique initié par le ministère de l’Environnement. Et entre 2009 et 2013, l’industrie cimentière a collecté, stocké et co-incinéré plus de 2.000 tonnes.
    La cadence s’est accélérée en juin 2016, avec l’interdiction des sacs en plastique. Depuis, le secteur des ciments, partenaire de la campagne «Zéro sacs en plastique», a éliminé en co-incinération quelque 3.800 tonnes de sacs en plastique. L’industrie a pris des engagements pour un plan de ramassage continu dans l’environnement voisin à ses unités ainsi que la mise en œuvre d’un plan de vigilance pendant le mois de novembre en accompagnement de la COP22.

     

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