×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste

L'Edito

Alibi

Par L'Economiste| Edition N°:2975 Le 03/03/2009 | Partager

Biométrie… Le chantier avait une grande portée symbolique. Mais l’on imaginait mal qu’une telle mesure censée plonger le Maroc, et surtout son administration, dans l’aventure des nouvelles technologies sera toujours source de... désorganisation. Enorme gâchis, et les déconvenues sont nombreuses de l’avis de plusieurs témoignages. Ceux-ci disent toute la lassitude de devoir subir les travers de comportements qui donnent l’impression à ces Marocains d’être des citoyens de seconde zone. D’un strict point de vue juridique, il est peut-être plus facile aujourd’hui d’obtenir des papiers officiels à travers des versions informatisées plus sécurisées. Reste à rendre l’esprit conforme à la loi. En réalité, il faut toujours du temps, beaucoup de temps pour réunir les documents qui eux n’ont rien de virtuel. Le casse-tête est tel que boucler son renouvellement de CIN relève parfois de l’exploit. Le projet semble avoir été imposé sans réflexions sur l’organisation du travail. Quant aux pratiques qui continuent d’exister, elles sont hélas aux antipodes de vertus, supposées, de la biométrie et nous rappellent plutôt un Maroc d’antan. Par exemple le bakchich, ce mal insidieux qui enfonce le Maroc dans le classement de Transparency, est toujours là, le solliciteur étant exposé à des zones de vulnérabilité, pour l’attestation de résidence qu’il faut valider à la fois aux arrondissements et aux commissariats. Lorsque vous résidez à Tanger et que vous êtes né à Dakhla, eh bien vous devez récupérer votre extrait d’acte de naissance dans cette dernière ville, c’est-à-dire à 3.500 km!Les chiffres sur les stocks de cartes en attente sont inconnus mais les longues files constatées pour de nombreux guichets tant pour les CIN que pour les permis de conduire n’augurent rien de bon. De surcroît, les documents ne sont pas livrés avec un minimum de tact possible. Officiellement, ces administrations sont hermétiques au changement ou aux remises en question car cela compromettrait les pratiques d’identification où nos services excellent. Mais ne serait-ce pas qu’un alibi?Mohamed Benabid

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
Contactez-nous à l’adresse abonnement@leconomiste.com pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc