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L'Edito

Abstention

Par L'Economiste| Edition N°:1886 Le 29/10/2004 | Partager

Lors des dernières élections partielles de Salé, la participation au vote a été inférieure à 20%, malgré la mobilisation des différents candidats et de leur parti. Il s'agit d'un quartier populaire, dans lequel les besoins en tout genre sont très forts. Et pourtant, les électeurs ont considéré qu'il n'y a rien à attendre des élections et que de toutes les façons, elles ne changeront rien.Cette indifférence à l'égard du politique cache un ressentiment très fort. Il serait dangereux de l'ignorer.Il faut reconnaître que la classe politique n'a rien fait pour se rapprocher des électeurs et montre son inutilité.D'abord, le mode de scrutin lui-même ne favorise en rien le rapprochement entre électeur et élu: le vote n'a pas de conséquence directe et le système de la représentation proportionnelle revient quasi automatiquement à un partage entre les listes en présence, alors à quoi bon se déranger. De plus, le discours politique et électoral est très éloigné de la pratique réelle de la politique et de l'exercice du pouvoir. La schizophrénie est une réalité nationale, réalité dans laquelle les acteurs politiques se sont installés sans remords.Enfin et surtout, la nature du pouvoir est extrêmement ambiguë: chacune des composantes a un discours critique, tout en profitant joyeusement de la participation au pouvoir. Ambiguïté également au niveau du centre du pouvoir. Se situe-t-il au palais, au gouvernement ou au Parlement? Comment se fait le partage réel des compétences entre les différentes composantes du pouvoir? Le flou est important, donc lourd de conséquences. Pour que l'élection ait un sens dans un système démocratique, et aux yeux des électeurs, il faut que soit très clairement défini qui est responsable de quoi. Il est essentiel pour les électeurs que leur vote serve à désigner directement ou à sanctionner directement. Sinon, logiquement, à quoi bon voter?Abdelmounaïm DILAMI

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