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L'Edito

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Par L'Economiste| Edition N°:1805 Le 06/07/2004 | Partager

Le ministère de la Justice a démenti l’existence d’un centre de détention secret et promis d’enquêter sur les cas soulevés par Amnesty International, la semaine dernière. C’est en janvier, avant que le rapport ne soit publié, qu’il fallait faire cela. En juillet, c’est trop tard: le rapport est diffusé, archivé... partout dans le monde où quelqu’un s’intéresse au Maroc. Cela n’a pas manqué: à Paris, Jettou a eu plus de questions sur les droits de l’homme que sur sa visite!On sait que les rapports d’Amnesty font très mal: entre le Maroc et Amnesty, ce n’est pas le Maroc qui est le plus crédible.On sait aussi que ces organisations se trompent quelques fois: dans l’affaire des plates-formes pétrolières, c’était la compagnie pétrolière qui avait raison, pas Greenpeace; mais qui s’en souviendra? Qui l’aura seulement remarqué?Même avec leurs erreurs, pour les opinions publiques mondiales, les ONG ont a priori raison. Cela fait partie de l’agenda international, des contraintes qu’il vaut mieux prendre en compte et devancer. Ce n’est pas pour rien que Youssoufi, parmi les premières tâches de son mandat de Premier ministre et en accord avec Feu Hassan II, avait tissé une réconciliation publique avec ces ONG, et tout particulièrement avec Amnesty International.Quel Etat, aussi puissant soit-il, pourrait se permettre de traiter à la légère une ONG comme Amnesty?Et pourtant, il y en a un, le Maroc, qui a cru que l’on pouvait se moquer ouvertement d’une ONG: au lieu de répondre sérieusement et rapidement (ce qui peut-être aurait changé le rapport d’Amnesty?), le ministère de la Justice avait envoyé une copie de la loi! Aujourd’hui, il rectifie, avec six mois de retard, pour les deux précisions demandées: c’est tard, bien tard, trop tard…Maintenant, il faudra remonter la pente: des années de travail pour crédibiliser les droits de l’homme au Maroc ont été perdues à cause de cette négligence.Nadia SALAH

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