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L'Edito

Victime punie

Par L'Economiste| Edition N°:4242 Le 27/03/2014 | Partager

Situation inédite: une loi, au lieu de mettre de l’ordre, sème le doute et le désordre. C’est le texte sur les délais de paiement.
Chambres de commerce, d’industrie, d’artisanat, CGEM et différentes fédérations sectorielles réclamaient  un coup de main de la part de la puissance publique.
En ce temps-là, l’Etat payait à l’heure; personne n’imaginait qu’un jour les ministères, les collectivités locales et les entreprises publiques redeviendraient de puissants facteurs de désordres financiers.
Toujours est-il en 2010, après des années de discussions et palabres, le Parlement est saisi d’un texte, qui passe sans gros amendements… sauf un: exempter  la puissance publique des pénalités de retard.
Personne n’écoute les petites voix trop sages, disant qu’on ne devrait pas s’immiscer dans les relations entre des partenaires commerciaux, et surtout pas de cette manière. Il y avait pourtant de quoi frémir: au lieu de chercher la bonne entente, le texte les oppose l’un à l’autre. Exactement ce qu’il ne faut pas faire pour obtenir d’être payé un jour! Tous les travailleurs indépendants, c’est-à-dire la majorité des Marocains, savent cela. Mais pas les fabricants de lois!
Mais le plus dur était à venir.
D’abord la puissance publique est devenue le principal fauteur de troubles dans les paiements.
Ensuite, l’application devient illégitime. Pis, en jouant sur les mots, le fisc entre dans la partie. En effet, la pénalité que la loi vous oblige à facturer à ce vieil ami dans la peine, qui demande un délai pour vous payer (car il n’y a pas que des escrocs parmi les retardataires), cette pénalité, vous devrez payer des impôts dessus (alors que vous n’êtes toujours pas payé). Votre ami, lui, pourra la passer en charge. Mais, entre-temps, il aura cessé d’être votre ami… et surtout il cessera d’être votre client.
Quelle que soit la manière dont on la prend, cette loi punit la victime! Elle la punit même deux fois.

Nadia SALAH

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