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L'Edito

Thérapie

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5888 Le 20/11/2020 | Partager
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Le Maroc a besoin de champions, qu’ils soient publics ou privés, et les ambitions seraient amoindries si elles négligeaient l’aérien. Il ne s’agit pas tellement de flatter le prestige et l’ego économique mais de capitaliser sur l’existant, aussi imparfait soit-il.

Le pari du sauvetage de la RAM se justifie tant pour les flux touristiques que pour soigner l’attractivité de l’investissement et logistique. Ce ne sera jamais un long fleuve tranquille face à la concurrence féroce que livrent les géants asiatiques ou les compagnies du Golfe installées sur des puits de pétrole.

Si l’activité n’est guère réjouissante en ce moment, il serait risqué de fantasmer sur des scénarios à l’américaine, où, théoriquement, les compagnies sombrent complètement à l’issue de faillites avant de redémarrer plus fortes.

Dans le contexte marocain, en effet, il n’est pas certain que les cadavres ressuscitent... le moins pire des scénarios reste donc celui tenté depuis le début de la crise pandémique, à savoir panser les blessures.

Dans un précédent Club de L’Economiste, le président de la RAM, Abdelhamid Addou avait réitéré ses engagements pour une cure minceur, forcée certes, en attendant de retrouver ses voyageurs et ses touristes.

La compagnie a entamé des coupes budgétaires qui devraient permettre d’économiser près de 2 milliards de DH et il y a quelques raisons de se féliciter de la maturité dont a fait preuve le personnel de la RAM qui a finalement joué le jeu du dégraissage.

Cependant, il en faudra beaucoup plus pour rassurer. Il reste encore à travailler pour être irréprochable sur la qualité de l’offre et le service qui alimente régulièrement des critiques. Il ne faut pas se mentir, toutes les cartes ne sont pas entre les mains de la RAM.

La compétitivité de l’aérien marocain est un tout qui dépend tant du transporteur, de l’expérience-client à l’aéroport que de la connectivité. C’est ce chantier des thérapies structurelles qu’il faut investir au plus vite.

 

 

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