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Par L'Economiste| Edition N°:4474 Le 03/03/2015 | Partager

Quelques esprits chagrins se gaussent de voir le Maroc médiéval exposé à partir d’aujourd’hui dans le Musée des Arts contemporains de Rabat. Auraient-ils préféré que cette exposition fût réservée à ceux qui pouvaient se payer le voyage à Paris pour la voir? Laissons là ces bêtises et n’allons pas sacrifier la liberté d’expression à cause d’elles.
L’Empire chérifien, les dynasties, le fleuve Sénégal, les Maures d’Espagne, les traces de l’Islam du Xe siècle en France et en Italie… Que de mots entend-on à l’école, sans pouvoir les associer à l’Histoire, à des images et à des histoires? Rien ne vaut une exposition: on voit et on revoit; l’imagination fera le reste. L’Histoire entrera enfin comme un constituant naturel de tout un chacun, appartenant à une Nation, à ses racines et aussi à son avenir. Seules les expositions d’histoire ont cette magie.
Aujourd’hui, des locaux mal entretenus sont encore baptisés «musées», dans quelques grandes villes. Ils ne survivent que grâce au dévouement (payant, mais par mendicité) d’un ou deux gardiens.
Si l’exposition du Maroc médiéval réussit comme elle a réussi au Louvre, on pourra espérer que ces locaux puissent être réhabilités, rassemblés, mis en valeur.  Cependant, il y a une leçon à tirer. Pas mieux au Maroc qu’en France ou en Grande-Bretagne, les ministères ne savent pas ériger et entretenir des musées. Les Anglais l’ont compris depuis trois cents ans, Paris le sait depuis moins de trente ans. Le Maroc n’est ni mieux ni pire: l’ambition muséale est longue, beaucoup trop longue pour le temps administratif, a fortiori pour le temps politique.
Cependant, une fois cette leçon apprise, il faut passer en cuisine et fabriquer la pièce montée, très complexe et jamais sécurisée, que sera la pérennisation financière. Son paradoxe est qu’elle doit se penser en même temps sur toutes les durées possibles, celle du siècle comme celle de la journée.

Nadia SALAH

Nadia SALAH

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