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L'Edito

Statistiques

Par L'Economiste| Edition N°:2989 Le 25/03/2009 | Partager

La multicrise qui fait rage chez nos partenaires expédie ses «Scuds» sur le Maroc.Valeur aujourd’hui, la mobilisation et la solidarité sont tout à fait remarquables face aux risques et aux dégâts collatéraux que ces crises engendrent chez nous. Il faudrait peut-être remonter jusqu’à la Marche verte ou au crash financier de 1983 pour trouver un Maroc qui marche d’un seul homme, sachant si bien classer ses priorités, trier le vital du secondaire. Ne sous-estimons pas ce genre de mobilisation morale et de savoir-faire civilisationnel: en fin de parcours, la différence se fera là.Mais rien n’empêche de relever, en cours de route, ces négligences commises depuis longtemps et qui nous gênent considérablement aujourd’hui. Il s’agit surtout de notre système statistique. Il n’est pas à la hauteur. Non seulement il a été incapable d’alerter mais il est toujours hors jeu, un an et demi après les premiers signaux. Le Maroc tourne avec les appareils de la Banque centrale et du ministère des Finances, pas avec sa holding statistique que devrait être le Haut Commissariat au Plan. Aussi les ministères qui n’ont pas de matériel de secours (agriculture, mines, énergie, commerce extérieur, industrie…) sont condamnés à suivre leurs intuitions et ce qui remonte, brut de décoffrage, des entreprises installées sur le terrain. Pour combler ce vide, il n’y a pas beaucoup de solutions: il faut faire de la vitesse et prendre des risques et surpondérer l’argent. Autrement dit, il faut y aller à l’énergie et au dévouement, deux matières premières dont il y aurait certainement un meilleur emploi à faire que de boucher les trous des statistiques et de l’analyse.Ce qui est fait est fait. Il ne sert à rien de se lamenter et d’accuser.En revanche, au milieu de toutes les urgences, c’est maintenant que l’on voit le mieux ce qui marche et ce qui ne marche pas, ce qu’on a et ce qui manque. C’est maintenant que la réforme doit être faite.Nadia SALAH

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