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L'Edito

Savoir-faire

Par L'Economiste| Edition N°:1407 Le 02/12/2002 | Partager

Une petite phrase dans le discours de Oualalou pour présenter le projet de loi de Finances devrait retenir l'attention. Il ne s'agit pas de finances, pas d'impôts, pas de dépenses… Il s'agit de "clarifier les responsabilités au sein de la hiérarchie administrative". L'idée est beaucoup plus importante qu'elle n'en a l'air.Dans le langage ordinaire, responsabilité ne veut dire qu'une chose: sanction. On sanctionne puis, la conscience tranquille, on oublie. En particulier, on oublie d'identifier les causes du problème et d'appliquer les solutions qui feront que le problème ne se posera plus jamais. C'est un peu infantile de procéder de cette manière et pourtant, les inondations de la semaine dernière nous ont bien montré que l'infantilisme s'était emparé des rouages de l'Etat.Responsabilité a un autre sens: le sens d'agir pour le bien de tous.Ouvrir une vanne d'un barrage, quand il menace d'être emporté, est un acte de responsabilité: si on ouvre, il y a des dégâts, si on n'ouvre pas, c'est la ville entière qui sera submergée, irrémédiablement détruite avec ses habitants. Mais il ne faut pas s'arrêter là. Il faut remonter toute la filière. Il y a là des chaînes de responsabilités dont les logiques se sont perdues.C'est cela qu'il faut rétablir. Les gens ne sont pas bêtes, les fonctionnaires pas plus que les autres. Tout le monde comprend bien où sont ses responsabilités vis-à-vis de la communauté nationale. Il ne sert strictement à rien de punir sans remédier, sans réformer… Au contraire, cela ne sert qu'à introduire le trouble et à dire à tout le monde qu'en toute circonstance, il vaut mieux ne rien faire, se tenir à l'écart de tout. Le Maroc a vécu d'autres inondations, d'autres circonstances bien plus graves. Ses hommes savaient très bien s'organiser, autant dans l'urgence que dans la prévention. Il faut retrouver ce savoir-faire. Nadia SALAH

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