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L'Edito

Rupture

Par L'Economiste| Edition N°:2260 Le 21/04/2006 | Partager

C’est un principe connu en stratégie: lorsque la situation est bloquée, il faut changer de terrain si la géographie le permet, ou bien changer d’approche. C’est ce qui vient enfin d’être fait. Les dernières déclarations de Khalli Hanna Ould Er-Rachid sont significatives d’une nouvelle stratégie dans l’affaire du Sahara. L’Algérie a toujours présenté le Maroc comme une «puissance occupante» du Sahara, lequel est alors un «territoire occupé». Ce manichéisme n’a pas de réalité sur le terrain, mais beaucoup d’échos dans les sphères diplomatiques.En optant pour l’autonomie, surtout avec le Corcas qui représente les Sahraouis marocains, le Maroc se donne les moyens de rompre le cercle vicieux. Le président du Corcas a bien raison de souligner que les membres du Conseil et lui-même sont les principaux interlocuteurs: le Polisario ne peut plus prétendre à la représentativité du peuple sahraoui. Le président du Corcas est allé plus loin: il se montre serein et convie le Polisario à constituer une force politique. Hanna Ould Er-Rachid montre que les Sahraouis marocains sont à l’aise et convaincus que le Polisario ne représente pas la majorité des habitants du Sahara, puisqu’il a été jusqu’à dire que rien n’empêche le président de la RASD d’être élu à la tête de l’entité autonome si, effectivement, la majorité des Sahraouis vote pour lui. Notons qu’Alger s’inquiète de la nouvelle démarche en manifestant une agressivité renouvelée.Une dynamique nouvelle découlera sans doute de cette rupture. En effet, le Maroc cessera d’être en permanence sur la défensive. Désormais, le peuple sahraoui s’exprime via ses propres représentants et non plus uniquement par les hommes du Polisario face aux autorités marocaines. Dans les prochaines semaines, les membres du Corcas développeront leur discours à l’échelle internationale, où il était plus que temps que le Maroc opère des ruptures stratégiques!Abdelmounaïm DILAMI

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