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L'Edito

Revendications-actions

Par L'Economiste| Edition N°:3491 Le 22/03/2011 | Partager

ON ne le dit pas assez, en tout cas pas sous cette forme: les partis politiques ont touché le gros lot grâce au Mouvement du 20 février et les propositions de réformes du Souverain.
Ils étaient et sont encore très marginalisés dans la vie sociale marocaine. Ils sont entourés de critiques virulentes, qui vont jusqu’à les traverser.
Et pourtant il n’y a pas d’autres moyens pour alimenter la démocratisation que d’actionner les formations politiques. Certes le discours qui dit le contraire est puissant, d’autant plus puissant qu’il est justifié par le travail plus que décevant des partis politiques. Néanmoins, chacun mesure parfaitement que sans les organes d’expression, de conceptualisation et de représentation que sont les partis, il serait impossible de poursuivre la démocratisation. Donc les partis ont bien touché le gros lot en ce mois de mars 2011.
Ce qui ne veut pas dire que leurs dirigeants actuels, eux aussi, ont touché le gros lot. Ce serait même le contraire: ces derniers ont un mal fou à produire les références nouvelles, nécessaires à la nouvelle donne, nécessaires au nouvel environnement, aux nouvelles exigences.
Quand les jeunes manifestants, en un mois, entre le 20 février et le 20 mars, ont pu assimiler les compétences sociales pour gérer pacifiquement une manifestation, les aînés, pourtant recuits dans la politique, ne trouvent que des lieux communs à proposer.
Et pourtant, il faudra bien trouver le moyen de passer d’une revendication légitime à une action efficace, et ce dans des dizaines de domaines différents: la lutte contre la corruption, la révision de l’enseignement, la fin de l’impunité, la réduction du chômage…
Si on n’arrive pas à faire ce lien entre la revendication et l’action, alors on mettra le Maroc en danger de règlements de comptes et de démagogie. Et en plus, il faut faire ce lien à toute vitesse, car l’histoire, elle, s’est considérablement accélérée.

Nadia SALAH

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